Description fonds - Bibliothèque et Archives nationales du Québec

PISTARD

Cote : P336


Centre : BAnQ Québec


Titre, Dates, Quantité
Fonds Famille Baby . - 1765-1888
- 0.32 mètre(s) linéaire(s) de document(s) textuel(s)
- 3 carte(s)

Notice biographique/Histoire administrative
BABIE (épelé « Baby » par des générations subséquentes et « Baubee » dans les collections historiques du Michigan), JACQUES, soldat, cultivateur et traitant en fourrures, fondateur de la famille canadienne distinguée qui porte ce nom, fils de Jean « Bavis » et d'Isabeau Robin, de la paroisse de Monteton, dans le diocèse d'Agen, né en France vers 1633 (1639 d'après le recensement de 1681), mort à Champlain le 28 juillet 1688. Jacques Babie vint au Canada en 1665 comme sergent dans le régiment de Carignan-Salières, que Louis XIV et Colbert avaient envoyé combattre contre les Iroquois. Après la signature du traité de paix, vers la fin de 1666, entre les Iroquois et Alexandre de Prouville, marquis de Tracy, commandant en chef des troupes de Louis XIV en Amérique du Nord, Babie obtint sa démobilisation et s'établit à Champlain, sur le bord du Saint-Laurent, près de Trois-Rivières, dans une région fertile qui fut « le berceau des explorateurs et des traitants en fourrures ». Le commerce des fourrures et l'agriculture l'attiraient, et il exerça l'un et l'autre. Dès 1668 et pendant bien des années par la suite, il traita avec les Indiens des cours supérieurs du Saint-Maurice et de la rivière des Outaouais (Ottawa) et il était l'un des marchands accrédités par l'État qui participaient, à Montréal, au grand marché annuel de fourrures. En 1669, il acheta deux morceaux. de terre à Champlain et les mit en culture. Dès 1681, il s'était porté acquéreur de deux autres parcelles de terrain dans la même localité, ainsi que d'une autre à Gentilly, sur la rive opposée. En 1670, il épousait Jeanne Dandonneau, fille de Pierre Dandonneau, dit Lajeunesse, sieur Du Sablé, citoyen important de Trois-Rivières qui s'était établi à Champlain vers 1660. Jacques Babie mourut à Champlain en 1688, à l'âge d'environ 55 ans, laissant une assez belle fortune. Très âpre au gain et homme d'affaires pratique, il eut de nombreux démêlés qui lui valurent d'être souvent traduit devant le Conseil souverain. FRANCOIS BABY (né le 4 octobre 1733 à Montréal, dixième enfant de Raymond Baby et de Thérèse Le Compte Dupré ; décédé le 6 octobre 1820 à Québec) se lança aussi dans ce qui était devenu une profession familiale : le trafic de fourrures. En 1757, François, Jacques et leur plus jeune frère, Antoine, formaient une association appelée Baby Frères. Tandis que ses frères travaillaient dans les régions de traite des fourrures, François, qui habitait Montréal, recevait et expédiait des marchandises de traite importées, exportait des fourrures et s'occupait des comptes avec leurs correspondants de Paris, de Bordeaux et de La Rochelle. Ami du gouverneur Haldimand, il fut nommé membre des Conseils exécutif et législatif en 1778, et juge de paix du district deQuébec en 1779. Sur le plan politique comme sur le plan social et économique, Baby s'était éloigné des marchands canadiens. Au conseil, Baby était un loyal partisan de Haldimand, qui ne partageait guère les intérêts des marchands. Au début de 1780, par exemple, contrairement aux marchands qui siégeaient au conseil, comme Dunn, orant et George Allsopp, Baby vota en faveur de la proposition de Haldimand visant à fixer le prix du blé. En 1788, Baby servait comme lieutenant-colonel dans la milice canadienne à Québec. Durant les années 1790 et au début des années 1800, Baby joua un rôle de premier plan dans le mouvement visant à promouvoir la loyauté dans la ville à une époque où la sympathie envers la France révolutionnaire, alors en guerre avec la Grande-Bretagne, était plutôt élevée. En juin 1794, il siégeait au sein du comité directeur de l'Association, qui avait été créée cette année-là pour appuyer l'autorité britannique dans la colonie et dont il signa la déclaration publique de loyauté envers la constitution et le gouvernement ; en janvier, il avait été l'un des signataires d'une adresse destinée au prince Edward Augustus à l'occasion de son départ de Québec. En 1795, il servait comme colonel d'un nouveau batai llon de milice canadienne à Québec. En juin 1799, Baby et Jean-Antoine Panet étaient les seuls Canadiens à faire partie d'un groupe de 13 citoyens en vue qui lancèrent une campagne de souscription volontaire afin d'appuyer l'effort de guerre de la Grande-Bretagne. Baby resta jusqu'à la fin un homme éminemment sociable ; sa maison était renommée pour être le lieu de rendez-vous de l'élite de Québec. En société, Baby et sa femme se conduisaient d'une manière que l'Église trouvait exemplaire, vu leur rang ; À la mort de Baby, les directeurs du séminaire de Québec, souhaitant exprimer leur gratitude pour l'appui actif que Baby avait apporté à leur institution, le firent enterrer dans leur chapelle. CHARLES-FRANÇOIS-XAVIER (il signait F. Baby), seigneur, homme d'affaires, conseiller législatif, né à Québec, le 19 juin 1794, fils de François Baby, seigneur et homme politique, et de Marie-Anne Tarieu de Lanaudière ; décédé à Québec le 6 août 1864. Il est l'aîné d'une famille de 12 enfants, étudie au séminaire de Québec avant de se lancer dans les affaires. En 1817, il gère un « magasin général » et s'intéresse au commerce du bois à Saint-Pierre-les-Becquets (Les Becquets). En 1837, victime de son imprudence et de la crise économique anglo-américaine, il se retrouve dans une situation désastreuse et doit s'exiler à Albany, New York, d'où il tente, avec l'aide de son frère Joseph, son agent à Montréal, de dénouer l'imbroglio financier et juridique dans lequel il s'est empêtré. Ce n'est finalement qu'en avril 1844 (année où meurt sa mère et où s'amorce le long processus de règlement de la succession de la veuve de François Baby, père) que Charles-François-Xavier Baby, après avoir remis ses biens à Robert Hunter Gairdner, commissaire des banqueroutes, est libéré de toutes dettes et réclamations. Revenu à Saint-Pierre-les-Becquets, il reprend son commerce de bois. À partir de 1851, François Baby se voit confier par le gouvernement et la Maison de la Trinité de Québec une série de contrats de construction et d'entretien de quais et de phares. Ainsi, en 1852 et 1853, il exécute des travaux à La Malbaie et aux Éboulements et, en 1856, à l'île d'Anticosti et à Rivière-du-Loup. Entre temps, il obtient, en avril 1854, le contrat de construction de la voie ferrée entre Québec et Montréal et des bâtiments de la Compagnie du chemin de fer de la rive nord. Il s'est lancé en politique en juin 1861 et se fit élire, sous la bannière conservatrice, conseiller législatif de la division de Stadacona, siège qu'il occupa jusqu'à sa mort. Baby jouissait d'ailleurs d'une influence indiscutable dans la région de Québec et du golfe du Saint-Laurent et jouait depuis quelques années déjà un rôle important dans les coulisses de la politique canadienne au point d'avoir acquis la réputation de faire et de défaire les ministères. De son mariage, le 15 août 1831 à Saint-Philippe-de-Laprairie, avec Clothilde Pinsoneaut, soeur de Pierre-Adolphe Pinsoneault, premier évêque catholique de London (Ontario), naquirent Michel-Guillaume, surnommé Francis, qui fut député à l'Assemblée législative du Canada-Uni de 1857 à 1863, et Alice, qui épousa sir Joseph-Philippe-René-Adolphe Caron. MICHEL-GUILLAUME, né le 15 septembre 1834 fut élu député de Rimouski à une élection partielle le 17 février 1857. Réélu en 1858. Élu dans Témiscouata en 1861. Élu sans opposition député conservateur des circonscriptions unies de Chicoutimi et Saguenay à l'Assemblée législative, à une élection partielle le 2 mai 1874. Ne s'est pas représenté en 1875. Par la suite, s'établit à Paris. Il fut aussi administrateur et président de la Compagnie du chemin de fer de Québec et du lac Saint-Jean, qui succéda en 1875 à la Compagnie du chemin de fer de Québec et Gosford. Décédé à Paris, le 16 mars 1911, à l'âge de 76 ans et 6 mois. Inhumé à Québec, dans la chapelle de l'Hôtel-Dieu, le 8 mai 1911. Il avait épousé en 1868, Marie- Hélène-Wilhelmine Renaud. REFERENCES: Dictionnaire biographique du Canada disponible sur internet à l'adresse suivante : http://www.biographi.ca/FR/ et le site de l'Assemblée nationale à l'adresse suivante : http://www.assnat.qc.ca/fra/membres/notices/index-b.html#b .
Historique de la conservation/Source immédiate d'acquisition
Aucune information n'est disponible .

Portée et contenu
Les documents de ce fonds se rapportent surtout à François Baby, père (1733-1820) et fils (1794-1864) de même qu'à Michel-Guillaume Baby (1834-1911) et à madame François Baby, fils.

Il s'agit essentiellement de correspondance mais on retrouve des documents d'affaires dont un livre de recettes des rentes, de documents concernant le chemin de fer du Lac Saint-Jean, ainsi que des documents relatifs à la succession de Marie-Anne Tarieu de Lanaudière, épouse de François Baby, père

Les trois plans de ce fonds concernent les chemins de fer. Deux plans sont signés par l'ingénieur I. J. Rickon : Railway plan of hte Province of Quebec, indiquant les chemins de fer en opération, ceux en construction et les chemins de fer proposés. Plan of the proposed Quebec & Lake St.John Railroad, sur lequel la qualité du sol est mentionné. Et le dernier plan est une partie du tracé du chemin de fer allant au Lac-Saint-Jean (du lac Brûlé au Lac-Saint-Jean) on y mentionne les essences forestières. On peut supposer qu'ils ont été dessinés vers 1875 .

Source du titre composé propre
Le titre décrit le contenu du fonds

Langue des documents
Français et anglais.

Sources complémentaires
Voir les Archives de l'Université de Montréal et les archives du Séminaire de Québec qui possèdent une collection importante de documents relatifs aux Baby.

Termes rattachés
Affaires
Baby, Charles-François-Xavier, 1794-1864
Baby, François, 1733-1820
Baby, François, 1733-1820 (Famille)
Baby, François, 1768-1852
Baby, Michel-Guillaume, 1834-1911
Chemins de fer
Familles
Généalogie
Lac-Saint-Jean (Québec : Région)
Parlementaires

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