Description fonds - Bibliothèque et Archives nationales du Québec

PISTARD

Cote : P1000,S3,D1367

P1000Collection Centre d'archives de Québec
  S3Documents textuels

Centre : BAnQ Québec


Titre, Dates, Quantité
Signature de Jeanne Mance tiré des registres du Conseil Supérieur . - 11 août 1667
- 1 document(s) textuel(s) (pièce(s))

Restriction(s)
Restriction COMPLÈTE et permanente de consultation.
Remarque : «Seul le prêt de la copie est autorisé pour consultation sur place lorsqu'un document original est reproduit».
Source : Normes et procédures archivistiques des Archives nationales du Québec, 4e éd., Québec, Ministère des Affaires culturelles, 1992, p. 105 (règle 302).

Notice biographique/Histoire administrative
Jeanne Mance, fondatrice de l’Hôtel-Dieu de Montréal, née à Langres, en Champagne (France), baptisée le 12 novembre 1606, fille de Catherine Émonnot et de Charles Mance, procureur au bailliage de Langres, décédée à Montréal le 18 juin 1673. Jeanne fut probablement parmi les premières élèves confiées aux Ursulines, venues s’installer à Langres en 1613. Elle comptait un peu plus de 20 ans lorsqu’elle perdit sa mère. Très pieuse et sachant s’oublier elle-même, elle devint, aux côtés de sa sœur aînée, le soutien de son père et veilla à l’éducation de ses jeunes frères et sœurs. Elle connut les misères de la guerre de Trente Ans qui n’épargnait guère les villes frontières de la France. Des hôpitaux furent fondés à Langres. L’évêque, Mgr Sébastien Zamet, concentrait ses efforts et répandait son or pour la construction d’un hôpital de charité dans sa ville. Mieux encore, il établissait une société de dames pieuses orientée vers les œuvres de charité extérieure et sociale. C’est probablement dans ces œuvres que Jeanne Mance se dévoua tout d’abord comme garde-malade. Elle y apprit sans doute à donner des soins d’urgence aux blessés et aux malades. Comment expliquer autrement sa dextérité à Ville-Marie au chevet des victimes affreusement mutilées par les Iroquois ? À mesure que ses frères et ses sœurs grandissaient, elle disposait de plus de temps pour vaquer aux œuvres charitables, et son père n’était plus là pour réclamer ses soins. Il était mort vers 1635. En avril 1641, Jeanne fit ses adieux à ses parents et amis, et se mit en route pour La Rochelle. À son arrivée, elle vit le jésuite Jacques de La Place qui la mit au courant des merveilles qui allaient accompagner le voyage en Nouvelle-France. Le lendemain, Jeanne, en entrant à l’église des Jésuites, croisa un gentilhomme. Ils échangèrent un regard chargé d’une extraordinaire clairvoyance, car, disent les Véritables motifs, « s’étant salués sans s’être jamais vu ni ouï parler l’un de l’autre, en un instant Dieu leur imprima en l’esprit une connaissance de leur intérieur et de leur dessein si claire, que s’étant reconnus, il ne purent faire autrement que remercier Dieu de ses faveurs ». Le 9 mai 1641, la recrue s’embarqua sur deux vaisseaux. M. de Maisonneuve monta dans l’un avec une partie de la recrue ; le père de La Place, jésuite, Jeanne Mance et 12 hommes, dans le second. Mais avant qu’on pût mettre les voiles, M. de La Dauversière s’entretint une dernière fois avec Jeanne. C’est alors qu’elle lui suggéra de donner de l’extension à la Société de Montréal, pour obtenir l’appui indispensable aux travaux de colonisation. Elle proposa à M. de La Dauversière de donner par écrit un aperçu du « dessein de Montréal », qu’il lui remettrait ensuite en plusieurs copies. Elle adresserait alors une invitation à devenir membre de la Société de Montréal aux grandes dames généreuses et aux dévotes qu’elle avait fréquentées à Paris, et y joindrait l’écrit de M. de La Dauversière pour chacune d’elles. M. de La Dauversière promit de distribuer les missives dès son entrée à Paris. La fondation de l’Hôtel-Dieu de Montréal eut lieu à l’automne de la même 1642. Ici encore, c’est un texte des Relations qui fixe la date : « De tous les Sauvages il ne nous en demeura [au printemps de 1643 qu’un nommé Pachirini qui [...] avoit tousiours voulu demeurer chez nous avec les deux autres malades dans le petit Hospital que nous y [au fort] avions dressé pour les blessez ». Toutefois, la construction de l’hôpital proprement dit n’eut lieu qu’en 1645. En 1662, Jeanne effectuait son dernier voyage en France. Il s’agissait cette fois de veiller sur un événement de grande importance : la substitution à la Société Notre-Dame de Montréal, démissionnaire, de la Compagnie des Prêtres de Saint-Sulpice, qui devenait seigneur-propriétaire de l’île de Montréal. La Société de Montréal était en train de se dissoudre et, de plus, M. de La Dauversière, l’infatigable fondateur et la providence de Ville-Marie, n’était plus l à pour stimuler l’action des Associés. Il était décédé depuis le 6 novembre 1659. Jeanne revint à Montréal en 1664., À partir de 1663, de grands changements, s’étaient produits dans le gouvernement de la Nouvelle-France. Louis XIV avait tenu à diriger lui-même les destinées de sa colonie d’outre-mer. Il s’était occupé en premier lieu de dompter les Iroquois. Mais, à Ville-Marie, régnait depuis 1665 la plus grande désolation. M. de Maisonneuve avait été prié de retourner en France pour un congé indéfini. On n’avait tenu nul compte de ses incomparables services depuis 24 ans. Il avait accepté cette décision avec héroïsme et avait quitté la Nouvelle-France à l’automne de 1665. Bientôt Jeanne Mance connut, elle aussi, de la part d’autorités qu’elle vénérait, l’incompréhension de ses gestes sauveurs de jadis. Courageuse toujours et résignée, elle poursuivit sa tâche jusqu’à la fin. Son dernier acte d’administration date de janvier 1673. Elle mourut le 18 juin 1673 « en odeur de sainteté », assure mère Juchereau de Saint-Ignace dans les Annales de l’Hôtel-Dieu de Québec. Un tableautin signé L. Dugardin, conservé à l’Hôtel-Dieu de Montréal, semble représenter la figure véritable de Jeanne Mance. En tout cas, on peut lire, au dos de l’œuvre : « Vraie copie du portrait de Mademoiselle Mance ». Identification faite, cette inscription serait de la main de sœur Joséphine Paquet, archiviste de l’Hôtel-Dieu de 1870 à 1889. Référence: Dictionnaire biographique du Canada .
Historique de la conservation/Source immédiate d'acquisition
Aucune information disponible .

Portée et contenu
Ce dossier contient la signature sur photostat de Jeanne Mance (1606-1673),tiré des registres du Conseil Supérieur, sur un acte concernant Marie Moyen .

Source du titre composé propre
Le titre décrit le contenu du dossier

Termes rattachés
Mance, Jeanne, 1606-1673 *
Nouvelle-France
Sciences sociales
Signatures *
* Indexation automatique non validée

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