Description fonds - Bibliothèque et Archives nationales du Québec

PISTARD

Cote : P307


Centre : BAnQ Vieux-Montréal


Titre, Dates, Quantité
Fonds Charlotte Tassé . - 1860-1974
- 0.76 mètre(s) linéaire(s) de document(s) textuel(s)
- 400 photographie(s) : 1 négatif sur pellicule n&b, 365 épreuves n&b, 34 épreuves coul
- 5 autre(s) document(s)
- ( : Familles : Vie au quotidien/vie personnelle; Santé et services sociaux : Institutions, Médecine ; 0).

Notice biographique/Histoire administrative
Née à Henryville, le 2 mai 1893, Charlotte Tassé est la fille de Charles-Eugène Tassé et d'Ernestine Lafond. Sa famille, aussi connue dans le monde notarial, est alors tournée vers le monde médical : son grand-père et un de ses cinq frères sont médecins et ses trois soeurs infirmières. Passionnée, Charlotte Tassé consacre sa vie à la profession d'infirmière. Elle fait ses études chez les religieuses de la Présentation de Marie, et, en janvier 1917, elle reçoit un diplôme d'infirmière de l'Hôpital Notre-Dame de Montréal. Elle suit ensuite des cours de perfectionnement au « Bellevue Hospital » de New York, puis est embauchée, dès 1919, au Sanatorium Prévost. Après la mort d'Albert Prévost, en 1926, Charlotte Tassé et sa collègue Bernadette Lépine dirigent le Sanatorium. Elles consacrent leur vie au bon fonctionnement et à la gestion de l'établissement, où elles prennent toutes les décisions importantes. Célibataires, elles sont très attentives et dévouées à leur métier et soucieuses de la guérison de leurs patients, s'ingérant même dans leur traitement. Mais elles sont surtout préoccupées de l'ordre et de la tranquillité des lieux ainsi que de la réputation et de la bonne moralité de la maison. En 1927, Charlotte Tassé met sur pied, avec notamment sa soeur Rachel et Bernadette Lépine, la revue « La garde-malade canadienne-française » (1927-1956) qui deviendra « Les cahiers du nursing canadien » (1957-1963) puis « Les cahiers du nursing » (1963-1973). En 1945, Charlotte Tassé et Bernadette Lépine font l'acquisition du Sanatorium Prévost. Elles orientent de plus en plus cette institution vers l'enseignement. En effet, depuis sa fondation en 1919, le Sanatorium Prévost s'est doté d'une mission d'enseignement avec l'ouverture de l'École des infirmières du Sanatorium Prévost, de l'École d'infirmières spécialisées dans le traitement des malades nerveux (nursing psychiatrique) et de l'École des gardes-malades auxiliaires. L'Institut a également offert un cours de perfectionnement en soins infirmiers psychiatriques et un programme de formation postuniversitaire pour les médecins désireux de se spécialiser en psychiatrie. En 1951, Charlotte Tassé prend la tête du « Comité d'écoles des gardes-malades auxiliaires », qui deviendra en 1952 la « Commission des écoles des gardes-malades auxiliaires ». Cette Commission, dont Charlotte Tassé devient la présidente, est chargée de la surveillance des écoles, de l'uniformisation des programmes, de l'élaboration des conditions d'admission et d'un rôle de conseiller professionnel auprès des étudiantes. En janvier 1955, par une loi privée, le Sanatorium Prévost devient l'Institut Albert-Prévost et se transforme en institution semi-publique, avec une triple mission : établissement de soins, d'enseignement et de recherche. Son enseignement est alors reconnu par la Faculté de médecine de l'Université de Montréal. Cette loi stipule aussi que les membres de la Corporation de l'Institut doivent être de sexe féminin, que Charlotte Tassé et Bernadette Lépine deviennent membres à vie du Conseil d'administration et qu'elles pourront loger sur les lieux jusqu'à leur mort (ce qui ne fut pas le cas pour Charlotte Tassé). En juillet 1962, la « Commission d'enquête sur l'administration de l'Institut Albert-Prévost quant à son personnel médical et hospitalier » (Commission Régnier) est instaurée à la suite d'allégations de conflits entre l'administration, présidée par garde Charlotte Tassé, et les psychiatres, sous la direction du docteur Camille Laurin. L'Institut Albert-Prévost est alors mis sous la responsabilité d'un administrateur, Thomas Pogany, nommé par cette Commission pour le temps de l'enquête. Le rapport de cette dernière, remis en 1964, met en lumière l'ingérence des administratrices dans les soins prescrits aux patients, ce qui relève normalement des compétences du Bureau médical. Plus tôt, en juin 1963, Charlotte Tassé et Bernadette Lépine, supportant très mal le nouvel administrateur, ont démissionn é de leurs postes de directrice (« surintendante ») et directrice adjointe, mais sont restées membres de la Corporation et du Conseil d'administration de l'Institut Albert-Prévost. Quant à ce dernier, il a été rattaché à l'Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal en 1973. Charlotte Tassé est décédée un an plus tard, en 1974, dix ans après la mort de sa compagne et associée Bernadette Lépine .
Historique de la conservation/Source immédiate d'acquisition
La Bibliothèque nationale du Québec a acquis ce fonds, en octobre 1974, de la compagnie Trust Royal et l'a transféré, en octobre 1990, aux Archives nationales du Québec à Montréal. Il a été l'objet d'un ajout acquis auprès de madame Johanne Tassé en 2012 .

Portée et contenu
Ce fonds porte sur Charlotte Tassé et sa famille, sur l'histoire et l'administration du Sanatorium Prévost (devenu l'Institut Albert-Prévost), ainsi que sur les formations et enseignements qui y étaient diffusés de 1920 à 1973. Dans une première série, de la correspondance, des photographies, des documents comptables ou des documents officiels nous renseignent sur la vie personnelle de Charlotte Tassé. La deuxième série comporte des procès-verbaux, des documents constitutifs ou légaux, de la correspondance, et des écrits qui portent sur la vie professionnelle de Charlotte Tassé. En effet cette dernière fut tour à tour directrice ( « surintendante ») de l' Institut Albert-Prévost, présidente sa Corporation et son Conseil d'administration, responsable de l'enseignement des infirmières spécialisées (nursing psychiatrique) et des gardes-malades auxiliaires, fondatrice de la revue spécialisée « Les cahiers du nursing », et présidente de la Commission des gardes-malades auxiliaires de la province de Québec. La troisième série comprend des documents légaux, de la correspondance, des photographies, des rapports, des règlements, qui concernent l' Institut Albert-Prévost, son histoire, ses grands acteurs tels que Bernadette Lépine, les docteurs Henri Ey et Camille Laurin, et son organisation médicale .

Source du titre composé propre
Titre correspondant au nom du créateur du fonds

Autres formats
Voir les négatifs de copie au bureau de l'iconothèque.

Sources complémentaires
Commission d'enquête sur l'administration de l'Institut Albert-Prévost quant à son personnel médical et hospitalier (E161).

Termes rattachés
Tassé, Charlotte, 1893-1974

Aide   Panier vide