Description fonds - Bibliothèque et Archives nationales du Québec

PISTARD

Cote : MSS466


Centre : BAnQ Vieux-Montréal


Titre, Dates, Quantité
Fonds Claude Gauvreau . - 1942-1989
- 0.15 mètre(s) linéaire(s) de document(s) textuel(s)
- 2 photographie(s)
- 2 dessin(s)
- ( : Littérature/Rédaction : Dramaturgie, Poésie ; 0).

Notice biographique/Histoire administrative
Écrivain et artiste, Claude Gauvreau naît à Montréal en 1925. Renvoyé du Collège Sainte-Marie, il suit des cours de philosophie à l'Université de Montréal. Il écrit ses premiers poèmes et de courtes pièces de théâtre alors qu'il est encore adolescent. « Les entrailles », rédigés de 1944 à 1946, sont ses premiers « objets dramatiques »; « Bien-être », qu'il monte avec Muriel Guilbault en 1947, en fait partie. À cette époque, il découvre l'art moderne auprès de son frère Pierre puis de Paul-Émile Borduas. Il participe aux rencontres des automatistes et signe le manifeste « Refus global » en 1948. À partir de la fin des années 1940, plusieurs de ses articles critiques, dans lesquels il défend l'art moderne, paraissent dans des journaux étudiants, des journaux libéraux et des revues de gauche dont le « Quartier latin », « Le haut-parleur »", « L'autorité du peuple », etc. En 1949, à la demande du compositeur Pierre Mercure, il signe le livret d'opéra « Le vampire et la nymphomane ». En 1950, il entreprend la rédaction de son premier recueil de poésie pure « Étal mixte » qui ne sera publié qu'en 1968, avec six de ses dessins. Au cours des années 1950, il écrit ses premiers textes radiophoniques, joués sur les ondes de Radio-Canada et parfois diffusés sous le nom de Muriel Guilbault; la pièce « Le Coureur de marathon » lui vaut le Canadian Radio Award en 1952. À la suite du suicide de Muriel Guilbault, également en 1952, il écrit « Beauté baroque », roman moniste à sa mémoire. Il organise, en 1954, la dernière exposition collective automatiste « La matière chante ». De 1955 à 1965, il effectue plusieurs séjours en hôpital psychiatrique. Toutefois, tant en liberté qu'en internement, il continue à écrire, dessiner et participer à des récitals de poésie. Il se donne la mort en juillet 1971 alors que le Théâtre du Nouveau Monde s'apprête à jouer son oeuvre capitale « Les oranges sont vertes ». Peu de ses oeuvres ont été publiées de son vivant. Ses « Oeuvres créatrices complètes » ont paru en 1977. Sa correspondance avec Jean-Claude Dussault, qui remonte à 1949-1950 et à laquelle il donna par la suite le titre de « Lettres à un fantôme » a paru en 1993 sous le titre « Correspondance ». Sur scène, Janou Saint-Denis monta deux de ses courtes pièces, « La jeune fille et la lune » et « Les grappes lucides », en 1958 .
Historique de la conservation/Source immédiate d'acquisition
Le fonds a été acquis de Michel Lortie en 1996, de François Côté, libraire, en 1998 et de madame Claude Ouvrard en 2002 .

Portée et contenu
Le fonds porte sur la vie personnelle et professionnelle de Claude Gauvreau. Il comprend de la correspondance et des manuscrits de certains de ses écrits. Le fonds est divisé en deux séries : Vie personnelle; Écrits et activités littéraires .

Source du titre composé propre
Titre correspondant au contenu de l'unité de description

Sources complémentaires
Fond Georges Ouvrard et Nicole Huet-Ouvrard (P948).

Termes rattachés
Gauvreau, Claude, 1925-1971

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