Description fonds - Bibliothèque et Archives nationales du Québec

PISTARD

Cote : P224


Centre : BAnQ Vieux-Montréal


Titre, Dates, Quantité
Collection rébellion de 1837-1838 . - 18 août 1837-15 décembre 1877
- 0.16 mètre(s) linéaire(s) de document(s) textuel(s)
- ( : Conflits et rébellions: Rébellions des Patriotes ; 0).

Restriction(s)
Restriction COMPLÈTE et permanente de consultation.
Remarque : «On ne prête jamais l'original d'un document [filmique]». Seule la copie est prêtée.
Source : Normes et procédures archivistiques des Archives nationales du Québec, 4e éd., Québec, Ministère des Affaires culturelles, 1992, p. 105 (règle 302).

Notice biographique/Histoire administrative
Il faut remonter jusqu'en 1834 pour connaître l'embryon des troubles de 1837-1838. En effet, en 1834, 92 résolutions, nées de l'initiative du Parti canadien, sont remises à Denis-Benjamin Viger, délégué permanent à Londres. Les principaux points de ces résolutions réclament des conditions nécessaires à l'indépendance: la responsabilité du Conseil exécutif, le contrôle des deniers publics par la Chambre, etc. Cette démarche s'avère malheureusement peu fructueuse pour les citoyens du Bas-Canada. En mars 1837, lord John Russell, ministre de l'Intérieur à Londres, décrète, dans un premier temps, le rejet des 92 résolutions canadiennes et, dans un deuxième temps, décrète, par opposition, dix résolutions qui autorisent le gouverneur à dépenser les revenus publics sans autorisation de la Chambre. Les dix résolutions de Lord Russell sont adoptées par les Communes de Londres. Dans la province, une vague de protestation s'élève. Les événements s'accélèrent. Des assemblées anti-coercitives se tiennent dans toute la province et, plus particulièrement, dans la région de Montréal: Saint-Ours, Saint-Laurent, Saint-Marc. Les gens s'entendent pour boycotter les produits importés d'Angleterre. Néanmoins, le climat se détériore. Les uns, tel Louis-Joseph Papineau, préconisent des mesures constitutionnelles pour résoudre le conflit, tandis que les autres, les docteurs Wolfred Nelson et Cyrille-Hector-Octave Côté, favorisent le recours aux armes à tout prix. Devant cet état de fait, les évêques de Montréal et de Québec, messeigneurs Jean-Jacques Lartigue et Joseph Signay, émettent des mandements destinés aux partisans afin qu'ils ne se laissent pas tenter par la rébellion. Des troupes de «Réformistes» contre des troupes de «Loyalistes» s'affrontent tout de même en des combats souvent inégaux. Les «Réformistes» sont vaincus au prix de plusieurs morts et emprisonnements. Parallèlement, deux associations nationalistes sont créées: une du côté anglais, le Doric Club; et une du côté des patriotes, les Fils de la liberté. Les deux groupes s'affrontent, le 6 novembre 1837, à la Place d'Armes. Dans cette période de grands conflits, certains, dont Louis-Joseph Papineau et sa famille, s'exilent alors que d'autres, tels André Ouimet, président des Fils de la liberté, et son compagnon Georges de Boucherville, sont accusés de haute trahison et arrêtés .
Historique de la conservation/Source immédiate d'acquisition
La Bibliothèque nationale du Québec a acquis cette collection et l'a transférée, en 1972, aux Archives nationales du Québec à Montréal. Deux lettres de Louis Bourdon, données par Mme Geneviève Bertrand, ont été ajoutées à la collection en février 2014 .

Portée et contenu
Les documents de cette collection offrent une vue d'ensemble des événements et du vécu des acteurs de cette période mouvementée de l'histoire québécoise. Le plan de classification comprend les séries suivantes : correspondance; documents judiciaires : dépositions; documents judiciaires : autres .

Source du titre composé propre
Titre correspondant au contenu de la collection

Autres formats
Collection microfilmée: voir la bobine n° 3633.

Termes rattachés
Rébellion des Patriotes, 1837-1838

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