Description fonds - Bibliothèque et Archives nationales du Québec

PISTARD

Cote : P552


Centre : BAnQ Vieux-Montréal


Titre, Dates, Quantité
Fonds Famille Tellier . - 1840-1960
- 1.6 mètre(s) linéaire(s) de document(s) textuel(s)
- 3 photographie(s) : épreuves n&b
- ( : Associations/Regroupements : Femmes; Droit : Avocats/Notaires/Juges; Familles : Notables; Politique : Député provincial ; 0).

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Notice biographique/Histoire administrative
Sir Mathias Tellier est né le 15 janvier 1861 à Sainte-Mélanie d'Ailliboust, du mariage de Zéphirin Tellier et Luce Ferland. Il a fait ses études au Collège de Joliette entre 1872 et 1880 et ensuite à l'Université Laval. Il avait commencé ses études de droit en 1881 par une cléricature au bureau de son frère aîné Louis Tellier, à Saint-Hyacinthe et les avait poursuivies à Québec au bureau de maître Charles Fitzpatrick, avocat, qui est devenu lieutenant-gouverneur de la province de Québec en 1918. À l'université il a obtenu le diplôme de licencié en droit "summa cum laude", ayant reçu la médaille d'or du gouverneur général Lord Lansdowne le 23 juin 1884. Admis à la pratique du droit en juillet 1884, il s'est installé à Joliette et s'est associé avec maître Charles Charland jusqu'en 1888. De 1888 à 1903 il a pratiqué seul, puis ensuite en société avec maître J. Emery Ladouceur jusqu'en septembre 1915, alors que son fils Robert s'est joint à eux dans le cabinet "Tellier, Ladouceur et Tellier". Il a épousé Maria Désilets, fille de Louis Octave Désilets, avocat et greffier de la couronne pour le district de Joliette. Ils ont eu douze enfants, dont sept sont décédés très jeunes. Mathias Tellier est élu député du comté de Joliette à l'Assemblée législative du Québec en 1892 et réélus dans les élections générales de 1897, 1900, 1904, 1908, 1912, siégeant sans interruption jusqu'en avril 1916. De 1908 à 1915, il était chef de l'Opposition, dirigeant un petit groupe d'une douzaine de Conservateurs ainsi que deux députés nationalistes (Henri Bourassa et Armand Lavergne) ainsi que un ex-libéral (Jean Prévost). Il avait en parallèle une carrière dans la politique municipale, ayant été élu maire de la ville de Joliette en janvier 1903. Il est resté maire jusqu'en 1910, lorsqu'il a démissionné pour mieux se consacrer à son travail comme chef de l'Opposition. Le 9 septembre 1916, le gouvernement fédéral l'a nommé juge de la Cour supérieure pour le district de Montréal. Le 26 juillet 1920 il devient juge à la Cour du banc du roi (cour d'appel) et le 21 septembre 1932 il est nommé juge en chef de la province. Durant sa longue carrière politique et juridique il a reçu diverses distinctions et a rempli des fonctions importantes. Il était membre du Conseil de l'Instruction publique à partir du 7 juillet 1905. Il a participé à la rédaction de la charte originale de l'Université de Montréal. Il a été nommé Chevalier de l'Ordre de Pie IX le 27 octobre 1906. Le 1er janvier 1934 le roi George VI l'a nommé Chevalier bachelier (Knight Bachelor) de l'Ordre de Saint-Michel et de Saint-Georges, avec droit au titre de Sir. Il a reçu des doctorats honorifiques des universités Laval (1904), de Montréal (1930) et Bishop (1937). Du 23 avril au 30 juin 1937, Sir Mathias Tellier a remplacé l'honorable E.L. Patenaude (lieutenant-gouverneur) durant une absence. Il est devenu membre de la Société de Bon Parler Français le 4 décembre 1941. Il est décédé en 1952 à l'âge de 91 ans .
Historique de la conservation/Source immédiate d'acquisition
Christine Tellier, l'arrière petite-fille de Sir Mathias, a conservé les documents à la suite du décès de Madeleine Tellier, sa grande-tante, dernier enfant survivant de Sir Mathias. La succession Madeleine Tellier les a cédé aux Archives nationales du Québec en août 2000 .

Portée et contenu
Le fonds contient des documents provenant de trois sources principales : Sir Mathias Tellier, son beau-père Louis Octave Désilets et sa fille Madeleine Tellier. L.-O. Désilets, protonotaire de la Cour supérieure pour le district de Joliette, a laissé principalement trois livres de comptes concernant ses dépenses personnelles et familiales. Madeleine Tellier a laissé surtout la correspondance et des souvenirs de l'Amicale du collège des Soeurs de la Congrégation de Notre-Dame de Joliette, dont elle était la présidente durant plus de 20 ans au milieu du 20e siècle. La plupart des documents proviennent de Sir Mathias Tellier. Une partie consiste en des spicilèges de coupures de presse que Sir Mathias appelait des "ramassis", touchant la politique, sa carrière et des événements concernant sa famille. Presque la moitié du fonds se compose de sa correspondance, envoyée et reçue, de nature personnelle, politique et professionnelle. De nombreuses lettres s'adressent ou proviennent de personnages politiques bien connus, comme Henri Bourassa, Lomer Gouin, R.B. Bennett, Maurice Duplessis, Olivar Asselin, et ainsi de suite. Une considérable correspondance provient de ses enfants, petits-enfants et autres membres de la famille Tellier. Des documents divers, incluant des diplômes, des actes notariés, des affiches, des actes de nomination, des cartes postales, des cartes d'invitation, des programmes d'activités sociales, des esquisses de discours, des recherches généalogiques, quelques photographies s'ajoutent au fonds.

Ce fonds offre une source intéressante pour la vie politique et familiale de la région de Joliette pour la première moitié du 19e siècle. La correspondance de Sir Mathias Tellier, avocat, politicien et juge, enrichira notre compréhension des milieux du parti conservateur, nationaliste et de l'union nationale. Il risquent d'ajouter des éléments à notre compréhension de plusieurs personnages importants de la scène politique du début du siècle. Les activités politiques municipales de Mathias Tellier ajoutent une dimension locale importante et pourraient servir à démontrer les liens entre les arènes politiques locales et provinciales. D'ailleurs, un des fils de Mathias a évolué dans la politique fédérale (il était orateur des Communes) et la famille Tellier illustre donc les liens entre les trois niveaux politiques. Les livres de comptes de Louis-Octave Désilets ainsi que la correspondance familiale des Tellier ouvrent une fenêtre sur la vie d'une famille bourgeoise importante de la région de Joliette. Les documents de Madeleine Tellier provenant des activités de l'Amicale du Collège des soeurs de la Congrégation de Notre-Dame à Joliette ajoutent des renseignements sur les réseaux de connaissance et d'amitiés féminins dans une ville régionale et peuvent aussi servir à une étude des mentalités et de l'éducation des femmes .

Instrument(s) de recherche
Fonds Famille Tellier - P552 : Inventaire de la correspondance de sir Mathias Tellier / Préparé par Nelson Manso. - Août 2000 , 96 pages.
INDEXÉ : OUI.
SUPPORT DE CONSULTATION : Papier dactylographié (original ou copie sauf fichier).
LOCALISATION DU SUPPORT DE CONSULTATION : 603686.

Termes rattachés
Actualité
Administration municipale
Amicale du collège des Soeurs de la Congrégation de Notre-Dame de Joliette
Asselin, Olivar, 1874-1937
Bennett, Richard Bedford, viscount Bennett, 1870-1947
Bourassa, Henri, 1868-1952
Duplessis, Maurice, 1890-1959
Familles
Femmes -- Éducation
Gouin, Lomer, sir, 1861-1929
Généalogie
Joliette (Québec : Région)
Joliette (Québec : Ville)
Parti conservateur (Québec)
Parti nationaliste
Participation politique
Politique
Professions
Spicilèges
Tellier, Joseph-Mathias, 1861-1952
Tellier, Joseph-Mathias, 1861-1952 (Famille)
Union nationale (Parti politique)

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