Description fonds - Bibliothèque et Archives nationales du Québec

PISTARD

Cote : P881


Centre : BAnQ Vieux-Montréal


Titre, Dates, Quantité
Fonds Jean-Paul Mousseau [documents non textuels] . - 1960-1988
- 55 photographie(s)
- 2 vidéo(s)
- 26 bande(s) magnétique(s)
- ( : Arts visuels/plastiques : peinture ; 0).

Notice biographique/Histoire administrative
«Jean-Paul MOUSSEAU (1927-1991) Né à Montréal Jean-Paul Mousseau entame en 1940 ses études au Collège Notre-Dame, où il s’intéresse à la peinture sous les auspices du frère Jérôme (Jérôme Paradis). Il y fait connaissance avec Paul-Émile Borduas, qui est alors critique artistique des étudiants et un ami du frère Jérôme. Mousseau devient membre de la Société d’Art Contemporain en 1944 et expose avec celle-ci, bien qu’il n’ait alors que 16 ans. L’année suivante marque sa première participation au Salon du printemps du Musée des Beaux-Arts de Montréal. Mousseau termine son cours normal au printemps 1945, puis à l’automne entreprend une formation en décoration intérieure à l’École du Meuble à Montréal, où il fait connaissance avec Marcel Barbeau et Jean-Paul Riopelle. Il étudie par la suite sous Paul-Émile Borduas et ce, jusqu’en 1951. En 1946, il participe à la première exposition des Automatistes, à l’instar de Paul-Émile Borduas, Marcel Barbeau, Roger Fauteux,Pierre Gauvreau, Fernand Leduc et Jean-Paul Riopelle. Il s’agit des premiers peintres abstraits à exposer à Montréal. L’année suivante, Mousseau expose encore avec le groupe, à Montréal et à Paris. En 1947, il expose à Montréal avec Jean-Paul Riopelle, puis l’année suivante avec Marcelle Ferron. En 1948 a lieu la première exposition individuelle de Mousseau. Plus tard la même année, il co-signe le manifeste du Refus Global avec les autres peintres Automatistes, Paul-Émile Borduas, Jean-Paul Riopelle, Marcelle Ferron, Marcel Barbeau, Pierre Gauvreau et Fernand Leduc. Le lancement du manifeste a lieu en août 1948 à la Librairie Tranquille à Montréal, où Mousseau présente sa seconde exposition individuelle l’automne suivant. En 1950, Mousseau est refusé par le 67e Salon du printemps, tout comme Marcelle Ferron et Marcel Barbeau. Ils se regroupent avec dix-sept autres artistes et présentent leurs œuvres lors de l’Exposition des Rebelles, organisées pour contester le Salon du printemps, jugé trop académique et étroit d’esprit envers l’art moderne. L’année suivante, il participe à l’exposition Recent Quebec Painters présentée par le Musée des Beaux-Arts du Canada et la Vancouver Art Gallery. L’exposition parcourt l’ouest canadien ainsi que l’ouest des États-Unis. En 1953, aux côtés de Marcelle Ferron et de Robert Roussil, Mousseau organise et prend part à l’exposition La Place des Artistes, qui regroupe environ quatre-vingt artistes et poètes, dont notamment Fernand Leduc, Guido Molinari et Goodridge Roberts. Mousseau expose avec les Automatistes lors de la dernière exposition du groupe en 1954, laquelle consiste d’œuvres choisies par Paul-Émile Borduas. En 1955, Mousseau présente son travail lors d’Espace '55, exposition présentée au Musée des Beaux-Arts de Montréal et qui comprend des œuvres d’Ulysse Comtois, Paterson Ewen, Rita Letendre, Paul-Émile Borduas, Fernand Leduc, Jean McEwen et Guido Molinari. Il remporte la même année le premier prix au Salon de Winnipeg, et suscite la controverse parmi les critiques et amateurs d’art. L’année suivante, Mousseau se joint à l’Association des Artistes Non-Figuratifs de Montréal, nouvellement formée et dont Fernand Leduc est le premier président. Toujours en 1956, la Galerie l’Actuelle, fondée l’année précédente par le peintre Guido Molinari, présente une exposition d’oeuvres de Mousseau, dont l’une est acquise par le Musée des Beaux-Arts du Canada. Au cours des années qui suivent, l’Association des Artistes Non-Figuratifs de Montréal organise plusieurs expositions collectives auxquelles participe Mousseau. À ses débuts, Mousseau est fortement influencés par l’œuvre de Paul-Émile Borduas. Au fil des ans, il explore de plus en plus divers matériaux. En 1957, il travaille avec la fibre de verre et des résines colorées pour créer des sculptures et des objets lumineux. Il commence par ailleurs à travailler avec le céramiste Claude Vermette, dans l’espoir de voir l’architecture et les espaces publics inclure plus d’œuvres d’art. En 1 958, il participe à l’exposition Art Contemporain au Canada au pavillon du Canada de l’Exposition Universelle de Bruxelles. Une partie de cette exposition parcourt par la suite l’Europe. En 1960, Mousseau présente ses objets lumineux, consistant surtout en lanternes, murales et abat-jours; il remporte le premier prix du Concours Artistique de la province du Québec pour l’un de ceux-ci. L’année suivante, Mousseau fait le concours pour la décoration du nouveau siège social d’Hydro-Québec. Soixante-et-onze candidatures sont reçues et évaluées par Jean Paul Lemieux, André Biéler et Evan H. Turner, Directeur du Musée des Beaux-Arts de Montréal. Mousseau remporte le concours, et il passe les huit mois suivants à construire une murale lumineuse monumentale pour Hydro-Québec. Il réalise à la même époque deux autres murales: l’une pour les bureaux du quotidien Montreal Star et l’autre pour le Palais de Justice de Drummondville. En 1962, Mousseau collabore à l’organisation de l’exposition La Peinture Canadienne Moderne: 25 Années de Peinture au Canada. Organisée par la délégation du Québec à Paris, l’exposition est présentée au 5e Festival dei due Mondi à Spolète, en Italie. Plusieurs artistes exposent aux côtés de Mousseau, notamment Paul-Émile Borduas, Paterson Ewen,Marcelle Ferron, Guido Molinari, Alfred Pellan et Jean-Paul Riopelle. En 1963, il expose une série de pastels à la Galerie Agnes Lefort, puis une rétrospective regroupant des œuvres de 1943 à 1963 est présentée plus tard la même année au Collège St-Laurent. En 1964, il présente une série de toiles circulaires, dont le spectateur peut choisir l’orientation en les faisant pivoter. L’année suivante, Mousseau continue à produire des murales et autres commandes pour diverses institutions. En 1966, il conçoit l’intérieur de la Mousse-Spacthèque, une discothèque à Montréal où les sens olfactif, visuel, tactile et auditif sont constamment sollicités. Au fil des ans, Mousseau conçoit plusieurs tels endroits, d’un bout à l’autre du Canada. Il décore également une station du métro de Montréal en 1966, et participe à plusieurs expositions québécoises et canadiennes dans le cadre d’Expo ’67 à Montréal. À la fin de 1967, le Musée d’Art Contemporain de Montréal lui consacre une rétrospective. Toujours impliqué dans divers aspects de la vie artistique, au fil de sa carrière Mousseau est actif en illustration, il organise de nombreux événements et est souvent appelé à titre de conseiller. Il joue un rôle important au théâtre, concevant décors et costumes, éclairage et accessoires, affiches et posters; il voit même à la scénographie de certaines pièces. En outre, il est à l’avant-plan du développement de l’art en architecture, et donne un cours sur l’intégration de murales en architecture à l’École des Beaux-Arts de Montréal de 1961 à 1964, puis un cours sur la « coloration architecturale » à l’Université Laval en 1968. De 1972 jusqu’au milieu des années 1980, Mousseau travaille à titre de conseiller artistique pour le service d’architecture de l’Agence de Transport Métropolitaine de Montréal. On lui doit la création de murales et le choix de couleurs pour les stations de métro. Le cancer l’emporte quelques années plus tard à l’âge de 64 ans. Suite à son décès, le Musée d’Art Contemporain de Montréal lui consacre une rétrospective en 1997.» (Copyright © 2001 - 2012 Galerie Jean-Pierre Valentin. Tiré de http://www.galerievalentin.com/art-contemporain/jean-paul-mousseau/biographie.php) .
Historique de la conservation/Source immédiate d'acquisition
Le fonds d'archives était mélangé aux documents du fonds Jean Grimaldi acquis de Francine Grimaldi en février 2012 .

Portée et contenu
Le fonds d’archives porte sur quelques créations de Jean-Paul Mousseau reliées surtout au théâtre, sur le groupe des Automatistes dont notamment Paul-Émile Borduas, Claude Gauvreau et lui-même, ainsi que sur la société aux époques entre autres du manifeste du Refus global (fin des années 1940) et du mouvement de contestation mondial de la fin des années 1960. On y trouve des photographies et des enregistrements d’entrevues, de récits de voyage, de séances de travail, de conversations entre artistes ou ami(e)s.

Le fonds comprend trois séries : «Photographies», «Enregistrements vidéo» et «Enregistrements sonores» .

Source du titre composé propre
Titre correspondant au contenu de l'unité archivistique

Termes rattachés
Mousseau, Jean-Paul, 1927-1991

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