Description fonds - Bibliothèque et Archives nationales du Québec

PISTARD

Cote : P898


Centre : BAnQ Vieux-Montréal


Titre, Dates, Quantité
Fonds Léon Bellefleur . - 1925-[2005?]
- 0.20 mètre(s) linéaire(s) de document(s) textuel(s)
- env. 1599 photographie(s) : 597 négatifs coul. , 36 négatifs n&b, 423 épreuves coul. , 371 épreuves n&b, 83 diapositives coul. , 88 transparents coul. , 1 transparent n&b
- env. 28 dessin(s) : esquisses
- 1 film(s) (env. 21 min) : 16 mm
- 3 vidéo(s) (env. 31 min) : VHS
- 1 bande(s) magnétique(s) (env. 21 min) : Audio
- ( : Arts visuels/plastiques : gravure, peinture ; 0).

Notice biographique/Histoire administrative
Peintre et graveur né en 1910 à Montréal, Léon Bellefleur sera d’abord instituteur à l’emploi de la Commission des écoles catholiques de Montréal pendant près de 25 ans. Durant cette période, il suit des cours du soir en dessin à l’École des beaux-arts de Montréal. Ce n’est qu’en 1940, à l’occasion de la grande rétrospective de Pellan au Musée des beaux-arts de Montréal, qu’il reçoit la révélation de ce qu’on appelle à l’époque l’«art vivant». Il fréquentera plusieurs poètes québécois, dont Roland Giguère et Gilles Hénault. En 1946, il fait une première exposition en présentant ses œuvres avec les dessins d’enfants auxquels il enseigne. Suivra la publication de son Plaidoyer en faveur de l’enfant, article dans lequel il défend la valeur de la créativité et de l’imagination enfantines. Deux ans plus tard, il signe le manifeste Prisme d’yeux, dirigé par Alfred Pellan, Jacques de Tonnancour et Louis Archambault. C’est à compter de 1954 qu’il cesse d’enseigner pour se consacrer exclusivement à la pratique artistique. Au cours des années 1950, le peintre touchera également au dessin et à l’estampe en utilisant notamment les eaux-fortes et la lithographie. Son œuvre fera l’objet d’expositions dans les meilleures galeries montréalaises, telles qu’Agnès Lefort, L’Actuelle, Denyse Delrue, Dresdnère et la Galerie du Siècle. Par ailleurs, en 1968 la Galerie nationale du Canada lui consacre une importante rétrospective. Plus tard, ses œuvres seront également exposées à l’étranger, notamment à Londres. Artiste reconnu, Léon Bellefleur a reçu pour ses œuvres plusieurs distinctions. En 1977, il est le premier lauréat du prix Paul-Émile-Borduas. En 1960, il reçoit le prix Guggenheim pour la meilleure présentation nationale, avec la délégation canadienne dont faisaient également partie Paul-Émile Borduas, Jean-Paul Riopelle, Edmund Alleyn et Harold Town. En 1985, il est récipiendaire du prix Louis-Philippe-Hébert remis par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, suivi, en 1987, de la remise d’un doctorat honorifique par l’Université Concordia. Finalement, en 1989, il est reçu membre de l’Académie royale des Arts du Canada. Léon Bellefleur est décédé le 21 février 2007 à l’âge de 97 ans .
Historique de la conservation/Source immédiate d'acquisition
Le fonds a été acquis d’Yves Bellefleur en 2012 .

Portée et contenu
Le fonds documente la carrière de peintre et de graveur de Léon Bellefleur et sa participation à une cinquantaine d’expositions, dont une des signataires du manifeste "Prisme d'yeux" à la Libraire Tranquille. Le fonds témoigne dans une moindre mesure de la vie personnelle de l’artiste. Il contient principalement des croquis et de nombreuses photographies d'un corpus artistique d'environ 350 œuvres réalisées principalement à l'huile, à la gouache et à l'aquarelle par Léon Bellefleur de 1943 à 1995, mais plus particulièrement de 1975 à 1995. On y trouve aussi des entrevues de l’artiste, quelques documents personnels et de la correspondance échangée avec des amis, dont Micheline Beauchemin, Jean Benoît, Gérard Bessette, Suzanne Dumouchel, Roland Giguère, Jean-Paul Filion, Claude Haeffely, Mimi Parent, Alfred et Madeleine Pellan, René Richard et Gérard Tremblay .

Source du titre composé propre
Titre correspondant au contenu de l'unité de description

Termes rattachés
Bellefleur, Léon, 1910-2007

Aide   Panier vide