Description fonds - Bibliothèque et Archives nationales du Québec

PISTARD

Cote : P23


Centre : BAnQ Québec


Titre, Dates, Quantité
Fonds René-Adolphe Caron . - 1852-1909
- 1.03 mètre(s) linéaire(s) de document(s) textuel(s)
- 11 carte(s)
- ( : Familles: Vie au quotidien/vie personnelle; Politique: Député fédéral, ministre fédéral ; 0).

Notice biographique/Histoire administrative
Joseph-Philippe-René-Adolphe Caron est né le 24 décembre 1843 à Québec. Il est le fils de René-Édouard Caron, lieutenant-gouverneur de la Province de Québec de 1873 à 1876 et de Marie-Vénérande-Joséphine Deblois. Il fréquente d'abord le petit séminaire de Québec, puis entreprend des études de droit qu'il termine au McGill College en 1865. Le 25 juin 1867, il épouse Alice Baby, fille de Charles-François-Xavier Baby, qui lui donne deux enfants dont Alice Caron. Reçu au barreau en 1865, René-Adolphe Caron se joint, la même année, au bureau de Frederick Americus Andrews et de son fils Frederick William, à Québec. Il représente au Parlement fédéral le comté de Québec aux Communes de 1873 à 1887, celui de Rimouski de 1887 à 1896, enfin le comté de Trois-Rivières et Saint-Maurice de 1896 à 1900. Le 5 novembre 1873, le cabinet de John Alexander Macdonald démissionne. Les élections qui ont lieu en janvier 1874 renvoient les conservateurs dans l'opposition. Lorsque les conservateurs reprennent le pouvoir, en septembre 1878, Caron est maintenu dans son rôle de député. Il accède au poste de ministre de la Milice et de la Défense en 1880 pour en être responsable durant plus de 11 ans. À peine est-il en poste qu'il entre en conflit avec l'officier général britannique commandant de la milice canadienne, Richard George Amherst Luard. Caron, qui n'a pas encore 37 ans, est alors le ministre le plus jeune du cabinet Macdonald, et il compte déjà sept années d'expérience parlementaire. Il conserve peut-être encore l'espoir de détrôner Hector L. Langevin, mais l'arrivée au gouvernement fédéral de Joseph-Adolphe Chapleau, en juillet 1882, viendra contrecarrer ses projets. Langevin, au courant des visées de Caron, aurait voulu l'écarter du gouvernement pour le remplacer par Chapleau. Caron réussira cependant à se maintenir. C'est sous Caron qu'une cartoucherie est fondée à Québec en 1882 pour ensuite implanter en 1883 trois écoles d'infanterie. Ceci augmente la liste des productions locales destinées aux miliciens et cadre à merveille avec la Politique nationale du gouvernement de Macdonald. Le 25 août 1885, il est nommé Chevalier commandeur de l'ordre de Saint-Michel et Saint-Georges par la Reine d'Angleterre, pour services rendus lors de la Rébellion du Nord-Ouest. En novembre 1885, Caron se rend à Winnipeg afin de régler les dernières affaires administratives entourant la campagne militaire. Il est alors invité à un banquet le jour prévu pour la pendaison de Louis Riel. Même si la pendaison est remise au 16 novembre à Régina, en acceptant cette invitation, Caron devient une cible de choix pour les francophones Canadiens qui en veulent au gouvernement conservateur d'avoir fait exécuter la sentence. On l'accuse d'avoir voulu fêter sous l'échafaud de Riel, ce qui est insoutenable puisque Caron savait, en quittant Ottawa, que la pendaison serait retardée. En mars 1886, aux Communes, Caron se défend de toutes les accusations lancées contre lui. Il n'a fait, dit-il, que servir l'ordre public en étant solidaire de son gouvernement. Sans doute, en se maintenant contre vents et marées, contribue-t-il, avec ses collègues francophones Langevin et Chapleau qui réagissent comme lui, à empêcher une brisure du pays suivant des lignes linguistiques. L'année 1887 est une année d'élections générales qui permettent encore une fois aux conservateurs de s'en tirer au Québec, mais en y perdant beaucoup de partisans, en particulier dans la région de la ville de Québec, dont Caron est le responsable. Son courage politique et celui de ses amis francophones ne suffisent pas à détourner la vague de mécontentement soulevée par la pendaison de Riel. Certaines frustrations sont ressenties par d'ex-amis politiques, comme Guillaume Amyot qui accuse Caron de tous les maux : avoir perdu la région de Québec au profit des libéraux ; avoir mis Honoré Mercier au Parlement provincial ; l'avoir traité injustement en ne défrayant pas son bataillon de certaines dépenses durant la ca mpagne, parce qu'il aurait osé défendre la cause des Canadiens français et de Riel jusqu'au bout. De 1890 à 1896, Caron et les Canadiens français conservateurs défendront la cause des écoles catholiques au Manitoba. En janvier 1892, Caron est muté contre son gré au ministère des Postes ou il y restera jusqu'en 1896. Président de la North Star Mining and Development Co. de 1897 à 1899, il se retire de la politique active en 1900 et décède à Montréal le 20 avril 1908. Référence: Dictionnaire biographique du Canada .
Historique de la conservation/Source immédiate d'acquisition
Aucune information n'est disponible .

Portée et contenu
Le fonds témoigne surtout des activités professionnelles de René-Adolphe Caron, député conservateur à la chambre des Communes de 1873 à 1900 et renseigne également sur sa vie personnelle. Les chercheurs intéressés, entre autres, par l'histoire politique canadienne, les compagnies minières ainsi que la construction des chemins de fer vers la fin du 19e siècle, trouveront des documents illustrant ces principaux sujets.

Le fonds est constitué de documents textuels et de cartes et plans se rapportant à Adolphe Caron. Signalons, par exemple, des notes et des devoirs scolaires, des brouillons ainsi que des discours prononcés, des adresses de bienvenue et de félicitations, des listes électorales, des bulletins de présentation, de la correspondance, des articles de revues et de journaux, des prospectus, des cartes géologiques, des cartes minières, de la documentation, des diplômes et des certificats. On retrouve aussi des papiers appartenant à Alice Caron, fille d'Adolphe Caron.

Les documents sont classés selon l'ordre suivant :

Le contenant P23/1 est constitué de notes d'étudiant et de devoirs sur l'histoire, la géographie, la philosophie, le droit civil, le droit commercial, les langues, des cours de Procédures (cours de droit) allant de 1856 à 1889, c'est-à-dire, du Petit Séminaire de Québec à McGill ;

Le contenant P23/2 est constitué des discours soit : aux Communes concernant le projet de loi de la milice en 1883 ; lors du dévoilement des monuments à Landy's Lane en 1889 et à Châteauguay en 1895 ; lors du dévoilement des monuments à la mémoire de John A. Macdonald, sur les écoles du Manitoba ainsi qu'à la Baie des Pères dans le comté de Pontiac en 1895. Il est également composé de listes électorales et de discours lors des élections fédérales de 1874 et 1882 dans le comté de Québec ainsi qu'un certificat déclarant Caron élu aux élections de 1874. Des adresses de bienvenue et de félicitations ont été rédigées par les citoyens du comté de Québec lors de sa nomination comme ministre de la Milice et de la Défense ;

Le contenant P23/3 est constitué de correspondance, de prospectus, de cartes et plans de mines et de compagnies minières tel que : Barachois mining Co, Wine Harbor property, Bonanza mines, Desbarats property, East kootenay District, Nelson poorman Gold Mining Co. Ltd., Sulfied Mine, Howard mine, Terminal City Company (Ltd), Fire Mountain gold mining company Ltd., ainsi que de la documentation sur les placements miniers au Mexique ;

Le contenant P23/4 est constitué de documentation sur le chemin de fer du Lac St-Jean, le transport de marchandises lourdes (The Monorail Portable Railway), la cause civile appelant la Compagnie du Grand Tronc de Chemin de Fer du Canada à la cours inférieure et supérieure du Québec, le Bill privé en vue d'amender et consolider les lois relatives à la Corporation et à la Cour du Recorder de la Cité de Québec. On retrouve également trois diplômes dont un, révélant Caron membre de l'institut canadien Français de la Cité d'Ottawa en 1886.

Les contenants P23/5 à 8 sont constitués d'albums contenant des invitations à des dîners, des banquets, des bals, des pique-niques, des concerts et des mariages. On retrouve aussi des cartes de menus, des coupures de presse sur le discours de Hector L. Langevin lors du dévoilement du monument Cartier à Ottawa le 29 janvier 1885 (P23/7) ainsi que de coupures de presses concernant le décès de Sir Georges-Étienne Cartier (P23/8) ;

Le contenant P23/9 est constitué d'un album contenant des coupures de presse ayant trait au rôle politique de Caron entre 1885 et 1891. Les coupures de presse concernent l'exécution de Louis Riel, la Rébellion du Nord-Ouest, le 9e bataillon commandé par le colonel Guillaume Amyot, les écoles d'infanteries, les élections de 1887 ainsi que les relations avec des hommes politiques tels que John A. Macdonald, Langevin, Edward Blake, Wilfrid Laurier et Adolphe Chapleau. On retrouve également des notes d'histoire littéraire manuscrites ainsi qu'un traité des obligations (notes de cours de droit).

Le contenant P23/10 est constitué d'un album contenant de la correspondance concernant l'élévation de Caron au titre de chevalier commandeur de l'ordre de Saint-Michel et Saint-Georges entre 1885 et 1887.

Le contenant P23/11 est constitué de notes d'étudiante et de devoirs appartenant à Alice Caron, fille d'Adolphe Caron, sur l'histoire littéraire, l'histoire de l'Église, l'histoire politique, la géographie, l'arithmétique, ainsi que d'une lettre de sa mère.

Le contenant P23/12 contient des hommages et des documents honoriques adressés à Caron datant de 1881 à 1892. Il s'agit de documents de grandes dimensions.

Le fonds contient finalement 11 cartes portant les titres suivants: Carte montrant la tracé du chemin de fer de Québec au Lac St-Jean tel qu'arpenté en 1880 (4 cartes), Carte régionale de la Province de Québec, Plan des feux du 6 juillet 1852 dans la ville de Montréal, Map of part North-West Territory Shewing Grazing country adjoining the Rocky Mountain, Map of part of the Rainy River District Exhibiting the county in the Ricinity of Manitou Eagle and Wabgoon Lakes Province of Ontario 1897, [Plan des terrains réclamés pour les mines d'or], Plan of claims Bonanza Skookum Culch Klondyke (2 cartes) .

Source du titre composé propre
Le titre correspond au nom du créateur des documents

Langue des documents
Français et anglais.

Emplacement des originaux
Les 11 cartes sont disponibles à la section des archives cartographiques et architecturales située au 5e étage du Centre d'archives de Québec.

Sources complémentaires
Le Fonds René-Édouard Caron (P26) conservé au Centre d'archives du Québec.

Notes générales
L'instrument de recherche 300013 n'est pas à jour. Il demeure cependant une source fiable.

Termes rattachés
Amyot, Guillaume, 1843-1896
Bas-Canada. Milice. 9e bataillon de Montréal
Blake, Edward, 1833-1912
Canada. Ministère de la Milice et de la Défense
Canada. Parlement. Chambre des communes
Caron, Adolphe, sir, 1843-1908
Cartier, George-Étienne, sir, 1814-1873
Chapleau, Joseph-Adolphe, sir, 1840-1898
Chemin de fer du Grand Tronc
Chemins de fer
Chemins de fer -- Conception et construction
Histoire du Canada -- Rébellion
Hommes politiques
Industrie minière
Langevin, Hector L. (Hector Louis), sir, 1826-1906
Laurier, Wilfrid, sir, 1841-1919
Macdonald, John A. (John Alexander), sir, 1815-1891
Manitoba
Milice
Mines et ressources minières
Monument George-Étienne-Cartier (Montréal, Québec)
Monument John-Alexander-Macdonald (Montréal, Québec)
Monuments commémoratifs
Parlementaires
Parti conservateur (Québec)
Pontiac (Québec : Comté)
Prix et récompenses
Procès de la Compagnie du Grand Tronc (1879 : Montréal, Québec)
Projets de loi
Riel, Louis, 1844-1885
Écoles catholiques
Élections

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