Description fonds - Bibliothèque et Archives nationales du Québec

PISTARD

Cote : P96


Centre : BAnQ Québec


Titre, Dates, Quantité
Fonds Paroisse Saint-Joseph-de-la-Pointe-de-Lévy . - 1791-1867
- 0.12 mètre(s) linéaire(s) de document(s) textuel(s)
- ( : Religion: Paroisses ; 0).

Notice biographique/Histoire administrative
Dès 1675, une première église en pierres de 40 par 30 pieds, est construite sur un lopin de terre donné par François Bissot, de concert avec Guillaume Couture son voisin, tous deux premiers occupants de la Pointe-Lévy à partir de 1647. Lors de sa tournée pastorale en 1686, Mgr de St-Vallier constate que cette église "est une des plus propres et des mieux bâties du Canada et qui est dédiée à Dieu sous l'invocation de Saint Joseph, patron de la Nouvelle-France". Elle est la première église dédiée à Saint Joseph en Amérique du Nord. En 1690, l'évêque vient y installer comme desservant l'abbé Philippe Boucher, fils de Pierre Boucher gouverneur des Trois-Rivières et seigneur de Boucherville. Quatre ans plus tard, la paroisse est érigée canoniquement et Philippe Boucher est nommé curé. Au cours des années suivantes, la population augmente si bien qu'en 1721 l'église est considérablement agrandie avec une abside circulaire. Elle a alors 70 par 40 pieds. Sur le portail, des statues sont installées dans cinq niches. On ajoute un clocher afin d'y installer une cloche. L'intérieur est mieux aménagé et décoré. Pendant le siège de Québec, les troupes britanniques occupent l'église. Elle sert d'hôpital. Le général Monkton fait percer des meurtrières dans les murs. Tout le mobilier est défait ou brûlé. Après la bataille des Plaines d'Abraham, selon la version anglaise, le général Wolfe, blessé au poignet, y est transporté. Il meurt d'infection quelques jours plus tard et sa dépouille est rapatriée à l'Abbaye de Westminster en Angleterre. À cette époque, le curé est l'abbé Charles Youville-Dufrost, fils de celle que nous connaissons sous le nom de sainte Marguerite D'Youville. Réfugié dans les bois du côté de St-Henri avec les registres et certains articles liturgiques, il est finalement détenu par les troupes avec 287 paroissiens. Pendant ce temps, les registres restent cachés dans un four à chaux, ce qui expliquerait les altérations et les lacunes de cette période. En février 1760, à la suite d'escarmouches dirigées par le capitaine St-Martin, sept morts sont trouvés dans l'église et le presbytère. Suite à la capitulation, on fait les réparations les plus urgentes. Après un certain temps, le curé Youville finit par rentrer dans les bonnes grâces du gouverneur Murray et la vie reprend son cours. Le premier février 1830 l'église est détruite par les flammes. Moins d'un mois plus tard, les paroissiens se concertent pour reconstruire leur église sur les lieux de la précédente. Elle aura 126 pieds par 45 avec un sanctuaire de 37 pieds par 33 et une sacristie attenante de 40 pieds par 27½. Le devis est préparé par l'abbé Confroy curé de Boucherville, selon le plan type que l'architecte de grand renom, Thomas Baillargé, est en voie de populariser. C'est un plan qui adopte la forme d'une croix latine. C'est l'architecte François Fournier de Montmagny qui entreprend la charpente ainsi que les travaux de menuiserie et de décoration intérieure ; alors que Charles Côté du Faubourg St-Louis à Québec est le maître-maçon. Les travaux sont menés rondement et l'église est ouverte au culte en 1832. Après plus d'un siècle d'utilisation, l'église est devenue trop petite. Cela devient encore plus évident après la guerre 1939-45. Le cardinal Villeneuve en fait la constatation lors de sa visite en 1946 : "Il y a lieu de se préparer à l'agrandir". La façon qui semble la plus appropriée est d'allonger l'église de 64 pieds par la façade en conservant l'apparence ancienne. Les travaux sont réalisés en 1950 pour aboutir à l'édifice tel que nous le voyons présentement. RÉFÉRENCE : ces informations proviennent du site web de la paroisse St-Joseph de Levis, et sont disponibles à l'adresse suivante : http://www.stjosephdelevis.com/saintjoseph.php. (Page consultée le 23 juin 2004) .
Historique de la conservation/Source immédiate d'acquisition
Aucune information n'est disponible .

Portée et contenu
Ce fonds se compose d'un "livre de comptes, mandements, ordonnances et affaires d'assemblée pour et à l'usage de la fabrique de Saint-Joseph à la Pointe Levis", on y trouve notamment des listes des personnes confirmées, la copie des échanges relatifs à la construction du nouveau presbytère, des tableaux de bans et les rapports d'assemblées de marguilliers.

On y trouve également un état des sommes recueillies lors des quêtes.

Le fonds contient aussi quelques documents isolés :

Des procès-verbaux dont un signé par le Chevalier Robert d'Estimauville.

Un contrat avec des maçons pour la construction d'une nouvelle église.

Quatre plans des terres de la fabrique réalisés par Joseph Gamache, arpenteur, ainsi qu'un rapport d'arpentage .

Source du titre composé propre
Titre correspondant au contenu de l'unité de description

Langue des documents
Français.

Notes générales
Ce fonds contient quatre plans qui sont intégrés aux documents textuels, et se trouvent physiquement dans le contenant 1960-01-109/1.

Termes rattachés
Arpentage
Comptes de fabrique
Confirmation
Estimauville, Robert-Anne d', 1754-1831
Gamache, Joseph, arpenteur, époque 1845-1875
Marguilliers
Presbytère de la Paroisse Saint-Joseph-de-Lévis
Religion
Saint-Joseph-de-la-Pointe-de-Lévy (Québec : Municipalité de paroisse)
Église -- Administration
Église catholique

Aide   Panier vide