Description fonds - Bibliothèque et Archives nationales du Québec

PISTARD

Cote : P853


Centre : BAnQ Québec


Titre, Dates, Quantité
Fonds Georges-Barthélemi Faribault . - 1756, surtout 1814-1861
- 0.07 mètre(s) linéaire(s) de document(s) textuel(s)
- ( : Familles: Notable, Vie au quotidien/vie personnelle ; 0).

Notice biographique/Histoire administrative
FARIBAULT, GEORGES-BARTHÉLEMI, avocat, fonctionnaire, bibliographe, né à Québec le 3 décembre 1789, fils de Barthélemi Faribault, marchand, puis notaire, et de Marie-Reine Anderson dont le père faisait partie des Fraser's Highlanders, décédé à Québec le 21 décembre 1866. Après quelques années, semble-t-il, à l'école de John Fraser de Québec et après un cours d'études secondaires irrégulier, Georges-Barthélemi Faribault fait son stage de clerc à l'étude de Jean-Antoine Panet* et obtient sa commission d'avocat le 15 décembre 1810. Fonctionnaire depuis l'été de 1812 à la chambre d'Assemblée du Bas-Canada et lieutenant du 6e bataillon d'infanterie légère (20 mars 1813), Georges-Barthélemi Faribault est nommé greffier des comités et des papiers (archives parlementaires) en 1815. Il épouse le 19 juin 1821 Marie-Julie Planté, fille de Joseph-Bernard Planté*, notaire et représentant du comté de Hampshire (Portneuf) de 1796 à 1808. Ils auront trois enfants : les deux premiers mourront en bas âge tandis que la cadette, Georgina-Mathilde, épousera, en 1857, le peintre Théophile Hamel. Déjà troisième plus ancien « officier » de la chambre, Faribault est nommé traducteur français le 3 décembre 1828, puis assistant greffier de la chambre le 16 novembre 1835, poste qu'il occupera jusqu'à sa démission le 9 mai 1855. Familier avec les documents législatifs, habitué aux index, aux greffes, aux ouvrages de référence, intéressé aux activités de la Société littéraire et historique de Québec (Quebec Literary and Historical Society) fondée en 1824, Faribault conçoit dès 1830 les projets d'une collection et d'un catalogue d'ouvrages sur l'Amérique et le Canada. Il correspond régulièrement, à partir de 1832, avec « l'antiquaire » montréalais Jacques Viger*. Le 14 septembre 1835, il commémore le 300e anniversaire du débarquement du malouin Jacques Cartier* en dévoilant un monument, initiative qui, avec l'achat de livres canadiens à Paris et à Londres, le met en contact avec l'Europe. Bibliothécaire honoraire de la Société littéraire et historique de Québec et conseiller auprès du bibliothécaire de la chambre, Étienne Parent, Faribault compulse ouvrages historiques, biographies, bibliographies, dictionnaires historiques et catalogues de libraires. Il correspond durant toute l'année 1836 avec Viger qui, minutieusement, annote et complète le manuscrit de son Catalogue d'ouvrages sur l'histoire de l'Amérique, et en particulier sur celle du Canada [...]. Cette première bibliographie canadienne paraît en 1837 « pour servir utilement à ceux qui se sentiraient disposés à écrire une histoire du Canada plus complète qu'aucune de celles qui existent maintenant », c'est-à-dire celles de William Smith* imprimée en 1815 et publiée en 1825, du protonotaire et pédagogue Joseph-François Perrault* en cinq abrégés (1832-1836) et la première partie de l'Histoire du Canada de Michel Bibaud* (1837), lesquelles dépassaient la période couverte par l'histoire de Pierre-François-Xavier de Charlevoix* (1744). Ce Catalogue d'imprimés, publication des résultats d'un travail continu de collection pour la bibliothèque de la chambre, ne rendait pourtant pas compte d'un intérêt de plus en plus manifeste pour les archives officielles et les manuscrits historiques. Déjà, Denis-Benjamin Viger, en Angleterre, et l'abbé John Holmes * en France (1836-1838), s'étaient fait copistes avant que les déplacements du parlement après l'Union ne rendent plus évidente la nécessité d'inventaires et de mesures de protection des archives parlementaires et n'entraînent la création par la chambre d'Assemblée de comités spéciaux (1845-1847) sur l'état des archives au sujet duquel Faribault fit rapport en septembre 1847. Subventionnée par le gouvernement et présidée par Faribault en 1844 et de 1849 à 1859, la Société littéraire et historique de Québec commençait à publier des manuscrits : en 1842 elle avait reçu de l'archiviste français Pierre Margry des offres de copies de documents et envoyait Andrew William Cochran*, juge de la Cour du banc de la reine, faire des copies à Albany, New York. Il y sera suivi, grâce aux démarches de Faribault, par Félix Glackmeyer, commissionné par le gouvernement pour y transcrire (novembre 1845-mars 1846, été 1846) la collection de documents relatifs à la période coloniale française recueillis par John Romeyn Brodhead. Faribault, chercheur assidu et infatigable, était devenu un homme très consulté. Jacques Viger continue à lui proposer des recherches à faire ; l'historien américain George Bancroft, recommandé par Louis-Joseph Papineau*, le visite en 1837. Faribault correspond avec John Neilson* ; il documente Louis-Hippolyte La Fontaine et attire son attention, le 21 novembre 1848, sur les risques de destruction de « 50 caisses contenant les Files ou Documens des différentes sessions de cette Législature depuis 1791 jusqu'à 1837 ». Il écrit au maire de Saint-Malo, France, au moment où la Société littéraire et historique publie en 1843 les Voyages [...] de Cartier, correspond avec le philanthrope Nicolas-Marie-Alexandre Vattemare (1841-1847), assure. l'échange de documents législatifs entre la France, les États-Unis et le Canada ; il poursuit ces initiatives avec Adolphe de Puibusque, critique littéraire français, auquel il écrit et qu'il fréquente au Canada et en France. Lors de l'émeute du 25 avril 1849, qualifiée par Faribault « d'outrage et d'infamie », l'incendie du parlement à Montréal détruit les bibliothèques et les archives des deux chambres législatives. Pour tenter de réparer « l'irréparable », le gouvernement envoie Faribault en mission européenne à titre d'agent et de délégué spécial en vue de la formation d'une nouvelle bibliothèque parlementaire et nationale. Du 3 octobre 1851 au 3 juillet 1852, à Londres et à Paris, avec un crédit de £4 400, Faribault achète des volumes français et anglais, visite les ministères, sollicite des dons tout en distribuant quelques publications canadiennes et assure par l'intermédiaire de Margry la réalisation d'un projet de transcription de documents relatifs à la Nouvelle-France (1852-1855). Deux ans après ce travail de reconstruction de la collection, la bibliothèque du parlement est de nouveau détruite par le feu le 1er février 1854. Jacques Viger confie alors à Faribault : « Votre malheur [... c'est qu'on] vous voit plus la-dedans que le pays. » Le 9 mai 1855, après 43 ans de service et l'octroi d'une pension annuelle de £400 jusqu'à sa mort, Faribault démissionne au moment où le célèbre voyage de La Capricieuse, commandée par Paul-Henry de Belvèze*, précède l'établissement d'un consulat français à Québec en 1859. Retiré, il préside, en 1858-1859, la Société littéraire et historique de Québec et prépare pendant deux ans l'inauguration d'un monument commémoratif à Montcalm*, dévoilé à Québec le 13 septembre 1859, 100 ans après la défaite des plaines d'Abraham. Au moment où le gouvernement se charge de plus en plus de réimpression de documents historiques et où François-Marie-Uncas-Maximilien Bibaud*, les abbés Louis-Édouard Bois*, Charles-Honoré Laverdière* et le père Félix Martin* continuent la tradition historiographique, Faribault, veuf depuis 1852, meurt en décembre 1866, quelques mois après les historiens François-Xavier Garneau et l'abbé Jean-Baptiste-Antoine Ferland. Le patient labeur de cet « archéologue », fonctionnaire plein d'urbanité aristocratique, qui parle en 1835 du « règne de l'ordre et des lois » et en 1848 de « l'Europe toute en feu », invite à accorder une attention, négligée jusqu'à maintenant, à ces initiatives de cueillette documentaire préalables aux débuts de l'historiographie québécoise et à évaluer les implications idéologiques découlant du fait qu'une génération de polygraphes et d'historiens soit socialement liée aux pouvoirs politique et religieux. Bibliographe « à qui la science historique est redevable de si éminents services », Faribault avait aussi, de livres en livres, de libraires en archivistes, trouvé la voie du libre-échange culturel. RÉFÉRENCE : Dictionnaire biographique du Canada (auteur : Yvan Lamonde) .
Historique de la conservation/Source immédiate d'acquisition
Une partie de ce fonds a été acquise par les ANQ à madame Nicolas en 1966 .

Portée et contenu
Ce fonds se compose essentiellement de correspondance de Faribault, illustrant ses activités et relations dans le cadre de la (re-) composition du fonds de la bibliothèque du Parlement suite à un incendie qui avait détruit les collections (cf notice biographique). Ses contacts sont entre autres Viger, Margry, Papineau et différents représentants des autorités françaises. Il s'agit d'originaux, de copies manuscrites des lettres ainsi que de copies dactylographiées.

Certains documents illustrent la notoriété et les relations de Faribault, par exemple une invitation à une soirée du Prince Louis Napoléon, président français.

On retrouve également des rapports du conseil legislatif relatifs à la bibliothèque du parlement et une lettre originale du gouverneur Vaudreuil du 27 septembre 1756.

Enfin, des notes prises par Faribault sur l'histoire du Canada et de ses personnages principaux complètent le fonds.

Le document grand format est un diplôme affirmant l'adhésion de Faribault comme membre de la Literary and Historical Society of Quebec .

Source du titre composé propre
Titre correspondant au contenu de l'unité de description

Langue des documents
Français et anglais.

Sources complémentaires
Les fonds Marguerite Moorhead (P267), Famille Faribault (P1000,S3,D2742) et Collection Literary and Historical Society of Quebec (P450).

Notes générales
Ce dossier a déjà porté les cotes AP-G-76, P76 et P1000,S3,D2752.

Termes rattachés
Acquisitions (Bibliothèques)
Archives
Archivistique
Bibliothèques gouvernementales, administratives, etc.
Faribault, G.-B. (Georges-Barthélemi), 1789-1866
Histoire du Canada
Incendies
Margry, Pierre, 1818-1894
Montréal (Québec : Ville)
Papineau, L.-J. (Louis-Joseph), 1786-1871
Parlements
Société littéraire et historique de Québec
Viger, J. (Jacques), 1787-1858

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