Description fonds - Bibliothèque et Archives nationales du Québec

PISTARD

Cote : P880


Centre : BAnQ Québec


Titre, Dates, Quantité
Fonds Famille Georges-Barthélemi Faribault . - 1797-1942
- 0.03 mètre(s) linéaire(s) de document(s) textuel(s)
- ( : Familles: Notable ; 0).

Restriction(s)
Restriction COMPLÈTE et permanente de consultation.
Remarque : «Seul le prêt de la copie est autorisé pour consultation sur place lorsqu'un document original est reproduit».
Source : Normes et procédures archivistiques des Archives nationales du Québec, 4e éd., Québec, Ministère des Affaires culturelles, 1992, p. 105 (règle 302).

Notice biographique/Histoire administrative
FARIBAULT, GEORGES-BARTHÉLEMI, avocat, fonctionnaire, bibliographe, né à Québec le 3 décembre 1789, fils de Barthélemi Faribault, marchand, puis notaire, et de Marie-Reine Anderson dont le père faisait partie des Fraser's Highlanders, décédé à Québec le 21 décembre 1866. Après quelques années, semble-t-il, à l'école de John Fraser de Québec et après un cours d'études secondaires irrégulier, Georges-Barthélemi Faribault fait son stage de clerc à l'étude de Jean-Antoine Panet et obtient sa commission d'avocat le 15 décembre 1810. Fonctionnaire depuis l'été de 1812 à la chambre d'Assemblée du Bas-Canada et lieutenant du 6e bataillon d'infanterie légère (20 mars 1813), Georges-Barthélemi Faribault est nommé greffier des comités et des papiers (archives parlementaires) en 1815. Il épouse le 19 juin 1821 Marie-Julie Planté, fille de Joseph-Bernard Planté, notaire et représentant du comté de Hampshire (Portneuf) de 1796 à 1808. Ils auront trois enfants : les deux premiers mourront en bas âge tandis que la cadette, Georgina-Mathilde, épousera, en 1857, le peintre Théophile Hamel. Déjà troisième plus ancien « officier » de la chambre, Faribault est nommé traducteur français le 3 décembre 1828, puis assistant greffier de la chambre le 16 novembre 1835, poste qu'il occupera jusqu'à sa démission le 9 mai 1855. Familier avec les documents législatifs, habitué aux index, aux greffes, aux ouvrages de référence, intéressé aux activités de la Société littéraire et historique de Québec (Quebec Literary and Historical Society) fondée en 1824, Faribault conçoit dès 1830 les projets d'une collection et d'un catalogue d'ouvrages sur l'Amérique et le Canada. Il correspond régulièrement, à partir de 1832, avec « l'antiquaire » montréalais Jacques Viger. Le 14 septembre 1835, il commémore le 300e anniversaire du débarquement du malouin Jacques Cartier en dévoilant un monument, initiative qui, avec l'achat de livres canadiens à Paris et à Londres, le met en contact avec l'Europe. Bibliothécaire honoraire de la Société littéraire et historique de Québec et conseiller auprès du bibliothécaire de la chambre, Étienne Parent, Faribault compulse ouvrages historiques, biographies, bibliographies, dictionnaires historiques et catalogues de libraires. Il correspond durant toute l'année 1836 avec Viger qui, minutieusement, annote et complète le manuscrit de son Catalogue d'ouvrages sur l'histoire de l'Amérique, et en particulier sur celle du Canada [...]. Cette première bibliographie canadienne paraît en 1837 « pour servir utilement à ceux qui se sentiraient disposés à écrire une histoire du Canada plus complète qu'aucune de celles qui existent maintenant ». Lors de l'émeute du 25 avril 1849, qualifiée par Faribault « d'outrage et d'infamie », l'incendie du parlement à Montréal détruit les bibliothèques et les archives des deux chambres législatives. Pour tenter de réparer « l'irréparable », le gouvernement envoie Faribault en mission européenne à titre d'agent et de délégué spécial en vue de la formation d'une nouvelle bibliothèque parlementaire et nationale. Du 3 octobre 1851 au 3 juillet 1852, à Londres et à Paris, avec un crédit de £4 400, Faribault achète des volumes français et anglais, visite les ministères, sollicite des dons tout en distribuant quelques publications canadiennes et assure par l'intermédiaire de Margry la réalisation d'un projet de transcription de documents relatifs à la Nouvelle-France (1852-1855). Retiré, il préside, en 1858-1859, la Société littéraire et historique de Québec et prépare pendant deux ans l'inauguration d'un monument commémoratif à Montcalm, dévoilé à Québec le 13 septembre 1859, 100 ans après la défaite des plaines d'Abraham. RÉFÉRENCE : Dictionnaire biographique du Canada (auteur : Yvan Lamonde). HAMEL, THÉOPHILE, peintre (Sainte-Foy, Qc, 8 nov. 1817 -- 23 déc. 1870, mariée en 1857 à Georgina-Mathilde Faribault, fille de Georges-Barthélemi). Nommé portraitiste officiel du gouvernement en 1853, Hamel est considé ré comme peintre national par les journalistes de l'époque, et est, tout au long de sa carrière, l'un des peintres les plus populaires auprès des politiciens, des notables et du clergé. Son apprentissage chez le peintre Antoine Plamondon, à Québec, de 16 à 22 ans, lui donne l'habileté nécessaire pour brosser des portraits de haute qualité. Ses oeuvres de jeunesse (Autoportrait dans un paysage, Célina et Rosalvina Pelletier) montrent qu'il peut, tout comme son maître, maîtriser les audaces chromatiques, les reflets et le rendu des beaux tissus. Il semble que sa nature paisible l'oriente cependant vers un art plus sobre, que son séjour en Italie (de 26 à 29 ans) lui permet d'atteindre par l'observation des oeuvres de celui qu'il admire le plus, le Titien. Parti pour l'Europe en 1843, il étudie à Rome, visite ensuite la France et la Belgique avant de revenir à Québec (1846) et d'y ouvrir un atelier. En 1847, il s'installe à Montréal pour deux ans et demi après quoi il fixe définitivement sa résidence à Québec. Inspiré par l'art du Titien, Hamel développe un style qui convient parfaitement aux aspirations des membres des professions libérales. La dignité des personnages du Titien lui fournira, en fait, l'ultime composante de son style. Ses portraits empreints d'austérité et à l'occasion d'une touche luxueuse ont en quelque sorte adapté la manière du Titien au contexte canadien. Hamel crée une intéressante galerie de personnages historiques dont font partie notamment Jacques Cartier, Champlain et le général James Murray. Il réalise, en outre, une imposante série de portraits d'hommes politiques de la Province du Canada, dont plusieurs étaient déjà décédés à l'époque, série maintenant exposée dans l'édifice central du Parlement canadien, à Ottawa. Plusieurs hommes politiques de Québec, de Kingston, de Montréal et de Toronto font par ailleurs appel à ses talents. De nombreux évêques catholiques et protestants, des grands vicaires, des fondateurs de communautés religieuses et des prêtres posent également pour Hamel. Plusieurs avocats, notaires, médecins ainsi que des commerçants lui commandent un portrait seul ou avec leur femme et leurs enfants sur des toiles distinctes. Si l'on fait exception des enfants, Hamel ne peint jamais plus d'un personnage sur une même toile. Sur le plan social, Hamel s'élève en quelques années du milieu rural agricole au plus haut niveau des professions libérales alors que ses frères n'ont pas dépassé le monde du commerce. À l'aise sur le plan financier, capitaine de milice, membre de l'Institut canadien, il fréquente les personnages les plus importants de l'époque comme F.X. Garneau, P.J.O. Chauveau et Octave Crémazie. Hamel a inspiré d'autres artistes, notamment son élève Napoléon Bourassa, l'un des plus importants artistes du XIXe siècle. En plus de leur valeur artistique, les tableaux de Hamel possèdent une valeur documentaire inestimable pour mieux connaître la société canadienne du milieu du XIXe siècle, puisque plusieurs de ses modèles n'ont laissé aucune photographie d'eux-mêmes et de leur famille. Chaque portrait nous montre ce qu'un membre des classes dirigeantes pense de lui-même et comment il souhaite être perçu par la population. Référence : Page Web consultée la 2 novembre 2006 : http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&Params=F1ARTF0003548 (Auteur : RAYMOND VÉZINA) .
Historique de la conservation/Source immédiate d'acquisition
Ce fonds a été acheté au marchand Richard Gingras de Montréal (Librairie Le Chercheur de trésors) en janvier 2007 .

Portée et contenu
Ce fonds nous renseigne principalement sur la vie personnelle et professionnelle de deux personnages bien connus de l’histoire du Québec au 19e siècle (Théophile Hamel et Georges-Barthélemi Faribault). Plusieurs sujets d’intérêt historique sont traités dans les lettres de ce fonds (mouvement des Fenians pour l'indépendance de l'Irlande; création d’une nouvelle bibliothèque parlementaire; mode de vie de la bourgeoisie de Québec; critiques d’art sur la peinture, etc.). Les chercheurs de plusieurs domaines (politique, histoire du Québec et du Canada, histoire de l’art, etc.) pourraient être intéressés par ces documents.

Ce fonds se compose surtout de la correspondance du peintre Théophile Hamel avec son épouse Georgina (fille de Georges-Barthélemi Faribault), de même que celle entre Georges-Barthélemi Faribault avec sa sœur Catherine et sa femme Julie Planté. On retrouve également de la correspondance et quelques documents officiels (certificats) d’autres membres de la famille Faribault ou de familles affiliées (Fraser, Hamel, Planté, Berthelot) .

Source du titre composé propre
Titre correspondant au contenu de l'unité description

Langue des documents
Français et anglais.

Emplacement des originaux
Les chercheurs n'ont pas accès aux documents originaux.

Autres formats
Les pièces de ce fonds ont été entièrement numérisées. Elles peuvent donc être consultées sur Pistard Web.

Sources complémentaires
Avec le Fonds Georges-Barthélemi Faribault (P853), le dossier Famille Faribault (P1000,S3,D2742) ainsi que plusieurs documents judiciaires (E21,S64,SSS5…) concernant Faribault. Également avec une dizaine de dossiers ou de pièces concernant Théophile Hamel et disponibles dans différents fonds et collections (E6,S7,SS1 ou encore P1000,S4…). Tous ces documents sont disponibles au Centre d’archives de Québec de BAnQ.

Termes rattachés
Art -- Histoire
Bibliothèques
Bourgeoisie
Critiques d'art
Faribault, G.-B. (Georges-Barthélemi), 1789-1866
Hamel, Théophile, 1817-1870
Peinture (Art)

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