Description fonds - Bibliothèque et Archives nationales du Québec

PISTARD

Cote : P789


Centre : BAnQ Québec


Titre, Dates, Quantité
Fonds Alfred Tremblay . - [Vers 1887-vers 1980]
- 1.32 mètre(s) linéaire(s) de document(s) textuel(s)
- 207 photographie(s)
- env. 45 carte(s)
- env. 15 plan(s)
- env. 25 photographie(s) aérienne(s)
- 1 bande(s) magnétique(s)
- ( : Sciences naturelles/sciences pures: Sciences de la terre; Territoires: Représentation ; 0).

Notice biographique/Histoire administrative
Alfred Tremblay est né à Saint-Henri de Lévis, le 23 août 1887. Fils de cultivateur, il doit très vite gagner sa vie et quitte, à cet effet, l'école pour devenir aide-jardinier puis aide-fermier. Il travaille par la suite dans une fabrique d'allumettes de Beauport, fréquentant le Patro de Québec et pratiquant, à ses heures perdues, la boxe. Il ne délaisse pas pour autant toute curiosité intellectuelle et étudie, seul, l'anglais et la géologie en consultant des livres du gouvernement fédéral. Par trois fois, Alfred Tremblay se rend dans l'Arctique canadien. La première fois, il fait partie de l'équipage de l'Arctic, un trois mâts construit à Kiel en 1901 et acquis par le gouvernement canadien pour des patrouilles arctiques. Placée sous le commandement du célèbre capitaine Joseph-Elzéar Bernier, originaire de l'Islet, cette expédition a pour dessein de franchir le passage du Nord-Ouest mais se trouve entravée par les glaces. Alfred Tremblay s'inscrit par la suite à une autre expédition dans le Grand Nord. Il se rend ainsi en Hudsonie en 1912, voyage au cours duquel il remarque le potentiel hydroélectrique de la rivière La Grande. Son principal exploit reste toutefois sa traversée de l'Arctique canadien oriental durant l'hiver 1912-1913. Embarqué à bord du voilier Minnie Maud, un 85 tonnes commandé par le capitaine Bernier, il quitte Québec le 29 juillet 1912 pour la Terre de Baffin, avec pour principale mission la recherche d'or dans la rivière Saumon. Cependant, parvenu à Pont Inlet à la fin du mois d'août, le Minnie Maud se trouve pris par les glaces et est contraint de trouver refuge à Port Albert d'où il ne repartira que le 13 août de l'année suivante. Loin de se laisser démoraliser par cette situation, Alfred Tremblay et ses compagnons décident de passer l'hiver dans les environs dans des cabanes de bois et des igloos, se livrant à la chasse au renard, au troc de l'ivoire ou de peaux de phoque avec les Esquimaux, et à la salaison de 3 000 saumons. Puis, une fois l'hiver arrivé, Alfred Tremblay part en exploration en compagnie de l'un de ses compagnons, J. J. Wilson, qui tombe rapidement malade et s'en retourne au navire, laissant Alfred Tremblay poursuivre seul sa découverte de l'Arctique canadien. Accompagné d'un couple d'Esquimaux, il réalise l'une des marches les plus spectaculaires de l'histoire de l'Arctique canadien: durant l'hiver, le printemps et l'été 1912-1913, Alfred Tremblay parcourt 4 000 milles à pied entre le nord et le sud de l'île Baffin depuis le détroit d'Éclipse à l'Inlet de l'Amirauté, de la terre de Cockburn aux détroits de Fury et Hecla, se rendant jusqu'à Igloolik, puis de la presqu'île de Melville à la péninsule Borden et, enfin, à Pont Inlet. Il explore, fait de la prospection, cartographie des régions jusqu'ici inexplorées, notant tout sur son passage, chassant pour survivre avec ses compagnons, l'Inuit Peewiktoo et son épouse Tootillik. À plusieurs reprises au cours de cette odyssée de 359 jours, Alfred Tremblay faillit mourir de misère et de froid avec des températures pouvant atteindre les -30° à -60°F en pleine nuit polaire, mais il finit par regagner le Minnie Maud à la plus grande surprise du capitaine Bernier. La troisième et dernière expédition d'Alfred Tremblay dans l'Arctique a lieu, quant à elle, après la Première Guerre mondiale, en 1922-1923. Elle a pour objet de compléter la géologie générale du Nord canadien, mais porte un terme à la carrière nordique d'Alfred Tremblay à la suite de sa blessure au dos. À la suite de ces trois expéditions mémorables, Alfred Tremblay a conseillé les gouvernements en matière de gisements, de ressources minières, de géographie, de géologie et de cartographie. Installé en Abitibi, il continue de prospecter, créant des compagnies minières ou aidant les pionniers du Nord-Ouest québécois. Il offre par ailleurs ses services lors de la Seconde Guerre mondiale, mais ceux-ci étant refusés, il se met bénévolement à la disposition du Conseil de la recherc he, convaincu que son expérience comme explorateur et ancien combattant pouvait être utile à son pays. Alfred Tremblay a été reçu officier de l'Ordre du Canada par le Gouverneur général, Roland Michener, en juillet 1973. Il est décédé le 22 décembre 1975 .
Historique de la conservation/Source immédiate d'acquisition
Ce fonds a été donné aux Archives nationales du Québec par le petit-neveu d'Alfred Tremblay, monsieur Guy Émond, le 12 décembre 2001 .

Portée et contenu
Ce fonds d'archives, d'une extrême richesse, reflète l'ensemble de la vie et de la carrière d'Alfred Tremblay. Il a été organisé à cet effet en 4 séries, déclinant les thèmes successifs de la vie privée d'Alfred Tremblay, de son exploration de l'Arctique, de sa prospection minière en Abitibi et, enfin, de ses autres activités professionnelles à travers, notamment, ses inventions et ses diverses suggestions au gouvernement.

Certains des termes rattachés ont été extraits de descriptions à des niveaux inférieurs apparaissant dans l'instrument de recherche .

Source du titre composé propre
Titre correspondant au contenu de l'unité de description

Termes rattachés
Abitibi (Québec : Région)
Mines
Mines -- Exploitation à ciel ouvert
Prospection
Régions arctiques
Tremblay, Alfred, 1887-1975
Voyages

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