Description fonds - Bibliothèque et Archives nationales du Québec

PISTARD

Cote : CLG56


Centre : BAnQ Vieux-Montréal


Titre, Dates, Quantité
Fonds Imprimerie populaire Limitée . - 1882, 1909-1986; surtout 1947-1963
- 3.95 mètre(s) linéaire(s) de document(s) textuel(s)
- 206 photographie(s)
- 17 dessin(s)
- 5 gravure(s)
- ( : Associations / regroupements: Nationalisme ; Commerces: Librairies/imprimeries/maisons d'édition ; 0).

Notice biographique/Histoire administrative
Imprimerie populaire limitée. Entreprise commerciale constituée en corporation le 6 février 1913 par lettres patentes fédérales. Société éditrice du quotidien montréalais Le Devoir, l'Imprimerie populaire succède à La Publicité limitée, oeuvre de propagande nationaliste créée en 1908 par Henri Bourassa et quelques collaborateurs, après que cette dernière eût fondé le journal en 1910. Buts, 1913 : «(a) Pratiquer l'industrie et le commerce d'imprimerie, de gravure, de photographie, de reliure, de librairie, d'illustration, de papeterie [...]; (b) Éditer, imprimer, publier, acheter et vendre des livres, brochures, revues, journaux et toutes publications périodiques ou autres [...]» (lettres patentes de l'Imprimerie populaire). Structures : conseil d'administration (composé de cinq membres en 1913, de six en 1916, de sept en 1921 et de neuf en 1963); adjonction, à partir de 1928, de deux fiducies formées chacune de trois membres. On retrouve parmi les administrateurs, de 1913 à 1928 : Henri Bourassa, Guillaume-Narcisse Ducharme, Louis-Narcisse Ducharme, Oscar Dufresne, Edmond Hurtubise, Philippe Deslongchamps, Joseph-Narcisse Dupuis, Omer Héroux et Georges Pelletier. Fondée dans le but de poursuivre les oeuvres de propagande religieuse, nationale, sociale et politique entreprises ou projetées par La Publicité, l'Imprimerie populaire s'applique avant tout à maintenir et assurer la publication du Devoir, dont Henri Bourassa définit la mission dès 1908 : «Ce journal sera à la fois un vulgarisateur d'idées et un organe de combat. Inutile d'ajouter qu'il sera absolument indépendant des partis politiques et de toute influence financière, et qu'en matière religieuse il sera soumis de coeur et d'esprit à l'autorité de l'Église. [...] Exposant des principes vrais et nécessaires, il en réclamera l'application pratique, soutiendra l'action des hommes et des partis qui travailleront à leur triomphe et combattra ceux qui leur feront obstacle ou violence.» (Prospectus de La Publicité ltée). «[...], à l'image de son fondateur, [Le Devoir] s'est toujours voulu indépendant, de tendance nationaliste et longtemps antibritannique et défenseur des valeurs d'un catholicisme traditionnel. [...] Il mène campagne à deux reprises contre la conscription pour service outre-mer, en 1917 et en 1942. Il s'oppose rapidement à Maurice Duplessis, en plus de dénoncer le favoritisme politique (patronage). Durant les années 70, il demeure fidèle à la ligne fédéraliste tracée par Henri Bourassa, ce qui n'empêche pas deux de ses directeurs de prendre position en faveur du Parti québécois aux élections de 1976 et de 1981. Au référendum de 1980 sur le projet de souveraineté-association proposé par le gouv. [i. e. gouvernement] du Parti québécois, trois de ses éditorialistes se prononcent en faveur du OUI, tandis que le directeur intérimaire recommande de s'opposer à ce projet.» (L'encyclopédie du Canada, t. 1, p. 544). Henri Bourassa assure la direction du journal jusqu'en 1932. À son poste se succèdent par la suite Georges Pelletier (1932-1947), Gérard Filion (1947-1963), André Laurendeau, Paul Sauriol et Claude Ryan (1963-1964), Claude Ryan (1964-1978), Michel Roy (1978-1980), Jean-Louis Roy (1980-1986), Benoit Lauzière (1986-1990), Lise Bissonnette (1990-1998) et Bernard Descôteaux (intérim 1998-1999, 1999- ). Le tirage quotidien du Devoir passe de 12 529 en 1910 à 20 112 en 1940, 48 284 en 1965, 27 714 en 1976, près de 35 000 en 1987, et 31 000 en 2001. Outre Le Devoir, l'Imprimerie populaire édite une soixantaine de livres et de brochures entre 1914 et 1952. Sources : La charte du Devoir / Denys Pelletier. - In : Maintenant, no 132 (janv. 1974), p. 7-11; Le Devoir / Pierre-Philippe Gingras. - p. 27-61; L'encyclopédie du Canada. - Montréal, 1987. - T. 1, p. 544.; La presse québécoise des origines à nos jours / André Beaulieu, Jean Hamelin. - T. 4, p. 328-334; catalogue Iris de BAnQ .
Historique de la conservation/Source immédiate d'acquisition
Les documents de ce fonds ont été conservés au centre de documentation du Devoir durant une période de temps indéterminée. Ils ont vraisemblablement échappé aux élagages effectués par le journal à l'occasion de déménagements successifs, ce qui en expliquerait l'état partiel et lacunaire. La majeure partie des documents ont été donnés à la Fondation et au Centre de recherche Lionel-Groulx par l'Imprimerie populaire limitée, les 29 mars et 10 décembre 1992. Le reste des documents ont été cédés au CRLG le 23 octobre 1991 par Gérard Filion, ancien directeur du Devoir, qui les avait lui-même reçus du journal en septembre 1990 .

Portée et contenu
Le fonds témoigne des activités de l'Imprimerie populaire limitée et du journal Le Devoir, en particulier pendant le directorat de Gérard Filion (1947-1963). Outre des documents relatifs à des poursuites judiciaires intentées contre l'Imprimerie populaire et aux conflits de travail entre cette dernière et l'Union typographique Jacques-Cartier, le fonds comprend une importante correspondance de Gérard Filion avec, entre autres, des journalistes (Pierre Vigeant, Burton LeDoux), des administrateurs (René Paré, Jacques Perrault) et de nombreux membres du clergé (l'abbé Louis O'Neill, Georges-Henri Lévesque [O.P.], Stanny Miranda [S.J.], de même que Mgrs Gérard-Marie Coderre et Paul-Émile Léger). Cette correspondance aborde les sujets les plus variés, notamment le scandale du gaz naturel, la corruption des pouvoirs publics, les écrits controversés du frère Untel, ainsi que la grève de l'amiante à Asbestos et celle des réalisateurs à Radio-Canada. Une partie substantielle du fonds témoigne aussi des activités du journal durant la période 1910-1947. Elle comprend principalement de la correspondance d'administrateurs et de collaborateurs du journal, dont Henri Bourassa, Omer Héroux et Georges Pelletier. Le fonds contient aussi plusieurs manuscrits d'articles et d'oeuvres littéraires, ainsi que de nombreux spicilèges de coupures de presse (1964-1982) regroupant l'ensemble des articles d'une vingtaine d'éditorialistes et de collaborateurs du journal. Parmi ceux-ci figurent, entre autres, Lise Bissonnette, Bertrand de la Grange, Jean Francoeur, Omer Héroux, Laurent Laplante, André Laurendeau, Jean-Claude Leclerc, Gilles Lesage, Vincent Prince, Jean-Pierre Proulx, Jean-Louis Roy, Michel Roy et Claude Ryan. Outre une documentation portant sur des sujets variés (coupures de presse sur le décès d'Henri Bourassa et de Georges Pelletier, textes de causeries radiophoniques du Bloc populaire canadien, documents relatifs au Club Richelieu-Montréal, à la silicose et à l'amiantose, aux conflits de travail dans l'industrie minière au Québec, etc.), le fonds comporte des caricatures de Richard Sylvestre ainsi que des photographies prises à l'occasion de la campagne de charité 1954 du Club Richelieu-Montréal, des célébrations entourant les quarantième et cinquantième anniversaires du Devoir, et d'un voyage en Acadie organisé par Le Devoir en 1924. Le fonds comprend 5 séries : régie interne; correspondance; publication et édition; documentation; documents iconographiques .

Source du titre composé propre
Titre correspondant au contenu de l'unité de description

Instrument(s) de recherche
Répertoire numérique du fonds Imprimerie populaire limitée / François David et Marie Léveillé. - 1997 , 264 pages.
INDEXÉ : OUI.
SUPPORT DE CONSULTATION : Microfiche (tout format sauf COM).
LOCALISATION DU SUPPORT DE CONSULTATION : 604042.

Termes rattachés
Imprimerie populaire limitée

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